Ah, les sous, c’est un sujet sérieux !!

Eh oui chers internautes !… Bien qu’il peut sembler au lecteur du Nouveau testament, que Jésus Lui même, traitait la question de l’argent avec une certaine distance ; j’ajouterai : avec décontraction. En effet, parmi ses disciples, c’est Judas qui tenait la bourse commune et il y volait ce qu’on y mettait (Jean 12,6). Jésus ne le savait-il pas ?…Et ne laissait-il pas faire ? –Par ailleurs, quand le Seigneur arrive à Capernaüm (Matt. 17,24 à 27), il se fait attendre pour payer l’impôt annuel pour le temple (instituée sous Moïse), estimant qu’en temps que fils, il devrait en être exempté ; mais finalement afin de ne choquer personne, il envoie Simon-Pierre…à la pêche, pour trouver dans la bouche du premier poisson pêché de quoi honorer cette taxe. La pièce de monnaie que Pierre découvre effectivement dans ce poisson, permettra à Jésus de payer le double de ce qui lui était demandé. Je trouve cela presqu’amusant–Un peu plus tard, quelques uns de ses adversaires pensent lui tendre un piège en Lui demandant s’il faut payer l’impôt à César (Matt. 22, 17 à 21) ; car en cas d’affirmative, ils l’auraient traité de “collabo”. Mais devant une pièce d’un denier frappée à l’effigie de César, Jésus leur dit : “rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu”… Ce qui pouvait vouloir dire : il y a les choses d’en bas, et Celles d’En Haut.  Acquittez vous des deux, sans les confondre, ni les mélanger. De surcroit, au lieu de m’interroger sur celles d’en bas, réfléchissez plutôt à celles d’En Haut. –Enfin, et justement à propos d’éviter toute confusion, entre César et Dieu, il se montrera catégorique cette fois ci, en déclarant qu’on ne peut pas servir Dieu et Mamon (Matt. 6,24).—César, c’est le Pouvoir du fort sur le faible. Mamon, c’est le Pouvoir du riche sur le pauvre. Mamon est la Puissance de César. Mamon intronise César, qui ne peut rien faire sans Lui. Depuis la chute d’Eden, César et Mamon sont les principaux dieux qui gouvernent et souillent la terre, ainsi que tous ses habitants.—-Mais il y a deux mille ans, le Dieu du ciel est descendu sur cette terre, en le Christ Jésus ; sa vie et son oeuvre parmi nous ONT SONNE LE GLAS de ce règne démoniaque… Les dieux d’en bas le savent, que leur temps est compté. Celles, ceux qui croient en Jésus viennent à Lui pour se laver et se libérer de cette souillure dans laquelle ils sont nés malgré eux et ont pu participer de près ou de loin ; car personne ne peut sérieusement affirmer qu’il n’a jamais servi César et Mamon ; ce n’est pas là de la culpabilisation, mais un prudent réalisme. David disait : qui peut connaître ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore. (Ps. 19, 13 -version Second 1887)———–Alors chers lecteurs, voilà où je désire en venir : Hors de l’Eglise, il y a des foules de gens qui doivent ainsi venir à Jésus pour être lavés et délivrés de César et Mamon ; mais dans l’Eglise, c’est également le cas. L’Eglise de Jésus-Christ s’étant elle même rendue adultère avec ces dieux d’en bas. Elle n’a pas fait comme son Seigneur, qui est resté distant face à tout ce qui représentait l’essence de ces entités. L’Eglise s’est couchée dans le même lit que César et Mamon ; au lieu de demeurer la fiancée du Seigneur, elle est devenue la maîtresse de ces deux amants, que le Malin avait envoyé au devant d’Elle.—————————-Mais Dieu est Amour et Patient ; ce n’est pas se détruire que de regarder ses fautes en face, puisque l’on peut aussi et immédiatement lever nos yeux vers la croix et le sang du Juste, qui nous pardonne sans autre condition, de tous nos péchés, conscients…. et même inconscients.——————————————————————————-Parlons franchement chers lecteurs : quand nous évoquons cette Eglise adultère, nombre d’entres nous, pensent tout de suite à l’église catholique et romaine. Mais César et Mamon se sont malheureusement aussi infiltrés dans toutes les autres. J’ai vu tant de choses, et j’ai tant de souvenirs !…. Je crains d’avoir moi même tant de responsabilités à ce sujet devant le Seigneur. A l’exemple du prophète Daniel, je me mets à genoux et j’implore grâce au Seigneur pour toutes les fois où mon coeur s’est fermé devant le pauvre qui criait, sans lui avoir donné le verre d’eau froide qu’il me demandait ; ces fois dont je me souviens…et les autres que j’ignore. Mais je reste à genoux en ayant devant mes yeux l’image de pasteurs et autres, qui crient à la dîme et aux offrandes, secouant les masses chrétiennes pour qu’elles aient la foi et délient les cordons de leur bourse ; parce que eux ont une trouille inavouable de ne pas avoir assez de fric en poche pour satisfaire à leurs besoins et ambitions ; pour eux mêmes et les chères visions que “leur” Très Haut(le Dieu qu’ils se représentent) leur a bien sûr confié, quand ils étaient à jeûner durant quarante jours, avec toute la garniture de confirmations données par dessus… Chers lecteurs, prenez donc garde à ceux qui vous disent avec force que Dieu les a appelé, et qu’en conséquence vous devez “leur donner les moyens de répondre à cet appel”. Des foules de ministères, authentiques ou faux, bêlent de cette façon ; demandant aux fidèles de pourvoir, alors qu’ils ont la promesse que Dieu le fera Lui même pour eux. (Phil. 4,19)———–Ne vous laissez prendre en otage par personne, et n’abusez de personne ! (1 Thess. 4 ,6 : que personne, en affaire, n’use de fraude ou de cupidité envers son frère ; le Seigneur fait justice de tout cela)———————————————————–A propos de la dîme elle même, c’est à dire de ce qu’on en entend : ces 10% des revenus que chacun “doit”donner au Seigneur, il faut avouer que c’est donc là un regrettable fond de commerce, entretenu par de nombreux milieux chrétiens, s’aidant pour cela d’un choix subtil de portions des Ecritures, qu’ils leur arrivent de surinterpréter à dessein. Je crains qu’il s’agisse là, de la Doctrine de Balaam (la cupidité qui corromp). Cette doctrine s’accouple toujours avec celle des Nicolaïtes (le contrôle des âmes). Nous retrouvons ainsi César, le contrôleur ; et Mamon, le percepteur d’impôt.————————————-Il y a une double dispute dans les rangs chrétiens à propos de cette dîme : la première concerne l’esprit dans lequel on la donne ; et la seconde touche à sa légitimité néotestamentaire.————————————————————————– Pour la première, on brandit volontiers la menace de malédiction ou pour le moins de pauvreté à l’adresse de ceux qui ne la donnent pas. Beaucoup ayant peur…de Dieu et/ou du pasteur, la donnent. Ces gens sont abusés par un faux dieu et un vrai Nicolaïte. Ils sont liés par la peur ; on leur a voilé le Dieu de la grâce, et volé l’essentiel du message de la Nouvelle Alliance. A l’inverse,  celui qui donne sa dîme parce qu’il aime Dieu et veut ainsi le Lui manifester, est digne d’approbation, car aligné sur l’Esprit de cette Nouvelle Alliance. Il donne par amour et non par peur. J’ai vu des chrétiens donner leur dîme et se trouver effectivement bénis ; et j’en ai vu d’autres qui la donnaient aussi, mais s’appauvrissaient. C’est sans doute que les uns donnaient par amour et sans contrainte, tandis que les autres donnaient par peur de Dieu…et du pasteur.—————————Pour la seconde, il est vrai que les défenseurs de la dîme s’appuient surtout sur des références à l’Ancien Testament, c’est à dire sur le contenu de la Loi de Moïse. La citation qui revient le plus souvent est l’incontournable Malachie 3,10 : “apportez à la maison du trésor toute la dîme, afin qu’il y ait des provisions dans ma Maison…”la suite du verset étant une promesse de bénédiction pour ceux qui obéissent. En réalité, si l’on veut se référer ainsi à la Loi de Moïse, les choses sont plus compliquées parce qu’il y avait plusieurs dîmes : Il y avait une dîme que le peuple donnait aux Lévites. Ces gens n’avaient aucun gagne pain, car ils avaient en charge les choses matérielles du temple ; on peut dire qu’ils étaient comme des diacres. Une autre dîme était celle que ces Lévites donnaient aux sacrificateurs qu’ils assistaient. Une troisième dîme consistait à ce que tout Israëlite devait épargner pour avoir de quoi monter chaque année à Jérusalem, pour adorer l’Eternel par l’offrande de sacrifices, en vue du pardon des péchés. Une quatrième dîme était pour les pauvres, les veuves et les orphelins.——————————————Si l’on veut suivre Malachie 3,10 dans l’esprit qui prévalait quand ce prophète a ainsi parlé, il va falloir que certains (pas peu nombreux) se réforment dans leur méthodes de fonctionnement…————————————————————————–Mais dans le Nouveau Testament, nous trouvons au total trois mentions de la dîme (Matt. 23,23 ou Luc 11,42 ; Luc 18,12 ; Hébr. 7,2) : deux au compte de Jésus et une dans le livre aux Hébreux. Dans aucun de ces passages, nous ne trouvons un ordre systématique de payer la dîme, pas même réellement voilé. Pourtant, sur tout autre point, le Nouveau testament apporte un message clair, direct et sans ambiguïté possible. Il y a donc singulièrement, un décalage géant entre la présentation que certains font de la dîme, et ce qu’en dit le Nouveau Testament. Si les gens de la Nouvelle Alliance doivent pratiquer ce qui se trouve mentionné dans l’Ancien Testament, alors ceci doit être confirmé dans le Nouveau Testament. C’est là UNE REGLE ABSOLUE. Mais au lieu de cela, le mot dîme n’est jamais mentionné par Paul(qui parle pourtant d’argent et de dons -2 Co. 8 et 9), ni par Jacques le frère du Seigneur, ni par Pierre, ni par Jean, ni par Jude. En outre, lors du premier concile de l’Eglise à Jérusalem, il y avait justement divergence entre deux tendances : l’une qui voulait contraindre les nouveaux convertis à pratiquer la loi de Moïse, et l’autre qui refusait qu’on leur impose cela. Cette dernière obtint gain de cause, à l’exception de quatre points : pas de consommation de viandes sacrifiées aux idoles ; pas de sang et donc pas de consommation d’animaux étouffés, ni d’inconduite. Les apôtres qualifièrent le respect de ces points d’indispensable, précisant que le Saint-Esprit et eux mêmes n’imposaient à personne aucune autre charge(Actes 15, 28 et 29). Si la dîme avait toujours été elle aussi, valide et “indispensable” à ce moment là, les apôtres n’auraient-ils pas profité de l’occasion pour le dire ?? Il ne semble pas qu’à cette époque, l’argent, les sous, tenaient la même place dans l’Eglise que maintenant… Et voilà comment nous interprétons la bible, en fonction de nos intérêts et des circonstances. A ce jeu, nous ne sommes pas gênés pour assoir un éléphant sur un verre à pied. L’éléphant, vous l’avez compris, c’est le message donné sur la dîme aujourd’hui ; et le verre à pied, c’est celui que donne le Nouveau Testament sur le même sujet. Mais si nos coeurs sont libérés de César et de Mamon, je pense que nous allons nous améliorer quant à notre interprétation des Ecritures, sur de nombreux sujets à caractère sensible.————————————————————————————————————————————————En matière d’argent, le Nouveau Testament nous apporte un nouveau concept : celui de l’offrande. C’est un don d’argent, offert, comme un sacrifice heureux, joyeux, dans un esprit d’amour passionné pour Dieu, le Seigneur ; et le pauvre à qui il est destiné. Un sacrifice, parce qu’il arrive que l’on “se saigne”pour le faire ; mais heureux, parce qu’il est fait dans une vision qui nous impacte bien plus que le fait de lâcher de notre nécessaire.—–Assis vis à vis du tronc, Jésus regardait comment la foule y mettait de l’argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup. Il vint aussi une pauvre veuve, et elle y mit deux petites pièces faisant un quart de sou. Alors Jésus appela ses disciples et leur dit : en vérité, je vous le dis, cette pauvre veuve a mis plus qu’aucun de ceux qui ont mis dans le tronc ; tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. (Marc 12, 41 à 44) Voilà l’exemple !  C’est une femme qui nous le donne ; une femme pauvre. Chers amis, vous n’êtes pas des gosses, mais des adultes. Allez voir le Seigneur “dans votre chambre”et demandez Lui ce que vous devez faire de votre argent pour Lui plaire. Si vous avez dans votre coeur de  Lui donner 10% ou même plus de vos revenus, c’est une décision qui vous appartient devant Lui. Personne d’autre ne doit y mettre “son nez”. Seulement donnez avec votre coeur, avec joie et par passion pour Lui ; tenez vous en à ce que vous avez décidé avec Lui. Ne soyez pas instable sur le sujet. N’oubliez pas ! La veuve a donné parce qu’elle aimait.————————————————————————————————–Sur le plan prophétique, j’ajouterai que pour les temps qui viennent, le Seigneur a bien l’intention de purifier son Eglise de toute collusion avec César et Mamon, ou si vous préférez : des Nicolaïtes et de Balaam (Apoc. 2,12 à 16 -la lettre à l’Eglise de Pergame, nom qui signifie “élévation, citadelle”…). Ainsi, je ne serai pas surpris que les pouvoirs politiques s’attaquent aux églises et en particulier à leurs biens immobiliers ; ceux ci ayant pris plus d’importance que Dieu Lui même, dans le coeur de nombreux croyants ; ces églises se légitimant par la taille des bâtiments et leur remplissage (”regardez, Dieu a béni !”). Ces églises seront donc dépouillées, leurs leaders et fidèles poussées vers la repentance et une humilité retrouvée. L’Eglise Finitive ne sera plus statutaire ni visible. Mais, cachée dans les sillons de la terre elle l’ensemencera pour une merveilleuse moisson finale, qui cette fois ci, échappera à tout contrôle, sauf bien sûr à celui du Saint-Esprit ! Amen !! Dans le domaine des finances, on reviendra à plus de justice : car puisqu’on ne pensera plus aux bâtiments, on pensera de nouveau aux pauvres ; je parle des vrais, et non des profiteurs en tout genre.———————————————————–Autrefois parmi les Israëlites, avant leur établissement en terre Promise et la construction du Temple “en dur”, le peuple voyageait avec un temple portable : le tabernacle. Le Seigneur va ramener son Eglise dans une saison “tabernacle”. L’Eglise ne sera pas fixée, mais bougeante, dans une situation humainement précaire, mais spirituellement prolifique. Car la précarité va obliger à la foi et à la purification des coeurs.————————————————————————————-Ceux qui resteront dans leurs temples en dur, risqueront fort de le faire au prix de graves compromis.————————————————————————-Mais à l’issue de cette “saison tabernacle”, qui verra le Christ-Jésus apparaître dans la nuée pour venir chercher sa Fiancée purifiée, il y aura à nouveau le retour du Temple en dur, et plus dur que jamais ; car il sera comme autrefois à Jérusalem, où toutes les familles des peuples se rendront, pour adorer le Dieu d’Israël et de la Terre, désormais incontesté. Le monde vivra alors un âge et un ordre nouveaux. Dieu sera son Centre ; peut-être que l’argent sera toujours là, mais les mains, les coeurs et les poches de chacuns seront purifiés.—————————————————————————–Chers amis lecteurs, réjouissons de ces choses et tendons vers elles, afin de plaire au Seigneur Jésus, qui est l’Esprit de Dieu parmi nous, nous avertissant par la douce clarté de sa Lumière.——————————————————————————–Que la Fidélité, la Sagesse et la Paix conduisent nos coeurs au port désiré et à la ville habitable.———————————————————————————-Affectueusement en Lui, pour vous, Philippe.

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