Dieu ne se comprend que par La Croix
Chers amis lecteurs,
compte tenu des opinions largement admises et déviantes, j’ai pensé que ce propos qui va suivre, n’est pas sans légitimité dans son contenu.
En effet, j’ai de plus en plus tendance à penser que sur la question “Dieu”, dans sa relation à l’humain, il y a un malentendu qui ne cesse de s’élargir, et qui a pu prendre une échelle désormais mondiale.
Chercher Dieu devient la préoccupation d’un nombre grandissant de gens. Le monde connait un appétit spirituel qui est comme un tsunami. Ainsi, toutes les philosophies, d’où qu’elles viennent, s’invitent pour répondre à cet appel relativement universel.
De cette offre à 360°, certaines conceptions, pas forcément nouvelles, se révèlent justement comme résistant bien à l’érosion du temps. Je pense notamment au fameux “nous irons tous au paradis”. Ainsi que “Dieu est amour, Il ne permet pas que le mal t’atteigne”. Ou encore “Il est plein de compréhension, pas étriqué du tout, il te soutient quoique tu fasses”…quoique tu fasses…
D’autres mots ou concepts semblent à l’inverse être peu en vogue, ou simplement bannis. C’est le cas de la malédiction, du péché et de la culpabilité par exemple.
Lire la Bible, qui est tout de même la source de base concernant Dieu, ne semble pas non plus être une logique qui s’impose d’elle même.
Partout ailleurs dans ce monde, pour s’enrichir dans un domaine quelconque, on va forcément à la source d’expérience et d’information correspondante ; mais pas là.
En effet, pour chercher Dieu, on ne lit pas la Bible…Bizarre ! Comme disent les jeunes : trop bizarre !
Il faut dire qu’au fil des siècles, on a aussi présenté un Dieu bizarre : un Dieu sévère, qui voit tout, qui ne laisse rien passer et qui punit, qui flingue.
Alors, lasse de ce portrait, le monde a refaçonné Dieu. Puis il s’est alors passé un phénomène bien humain et bien connu : celui du balancier. C’est ainsi qu’on est passé d’une présentation très punitive de Dieu, à une autre complètement laxiste. Aujourd’hui, beaucoup ont de Dieu ce portrait, qui leur fait croire qu’Il ferme les yeux sur tout ; qu’Il pardonne sans condition ; qu’il faut se détendre, car il n’y a pas de quoi s’alarmer ; Son Coeur d’Amour est immense, allons donc en paix, il n’y a pas “le feu au bocal”.
S’il est vrai qu’une certaine lecture de l’Ancien Testament peut rendre l’image d’un Dieu austère ; je crois qu’il est impossible de trouver dans le Nouveau Testament, celle d’un Dieu complètement débridé, en l’absence d’aucune règle.
Chers lecteurs, vous ne voulez plus d’un Dieu austère ? Moi non plus.
Vous croyez au Dieu débridé ? Moi aussi…
…Au Dieu qui pardonne tout ? Moi aussi…
…Qui déculpabilise ? Moi aussi…
…Au Dieu qui apporte une détente intérieure réelle ? Moi aussi…
…A ce Père, ce Papa qui chérit ses enfants ? Moi aussi !
… Et si moi aussi j’ai cette image de ce Dieu Père, c’est parce que je crois… en La Croix.
Sans cette Croix, je ne crois pas et n’accède pas à ce Père, Mon Père céleste.
Or, je crains bien que beaucoup aujourd’hui, s’imaginent pouvoir accéder au Père, sans nécessairement passer par la Croix.
Qu’est-ce que je veux dire ?
Je veux dire qu’effectivement, Dieu a tellement aimé chacune, chacun d’entre nous, qui étions mauvais, pécheurs coupables et maudis ; qu’Il a décidé de faire mourir Son Fils Jésus Christ, à notre place, pour que de perdus que nous étions, nous soyions finalement sauvés. (Jean 3.16)
Le drame de la Croix, fut une Oeuvre qui nous a libéré de la malédiction. Puisque je crois en Elle, la malédiction n’existe plus pour moi ; cette dernière est morte, en ce qui me concerne. La mention de ce mot ne m’inquiète pas, car en réalité un mort ne peut plus me nuire. Je suis né à La Bénédiction de la Croix, et je le dis !
Il en est de même pour le péché et la culpabilité. Oui, j’étais pécheur et coupable, par nature et par fait, mais la Croix m’a lavé de tout cela. Je n’ai pas peur de regarder en face ce que j’étais, car en le faisant, c’est surtout la Croix salvatrice, que je vois.
Ainsi, je me souviens très bien de qui j’étais, sans le nier, sans discuter, mais je vois surtout l’énorme amplitude de la Croix, avec le Sang de Christ répandu sur moi, comme une ombre perpétuelle, justificatrice, sous laquelle je suis venu me réfugier.
Ainsi, oui, je goûte au Dieu débridé d’amour pour moi ; à son pardon total ; je suis complètement déculpabilisé et détendu. Dieu est bien mon Papa ; et d’ailleurs, Jésus-Christ, Son Fils premier né (et pourtant éternel), est là pour me le dire, Lui qui m’a sauvé, et qui est mon Ami.
Chers lecteurs, si vous croyez pouvoir accéder au Père d’En Haut, sans passer ainsi par la Croix c’est à dire par Jésus-Christ, vous avez avalé un très gros mensonge. D’ailleurs, sans cette Croix, la foi chrétienne n’existe pas. Si en outre vous pensez que cette Bible, nous exposant clairement ces choses, n’est pas forcément Le Message de Dieu, parce qu’écrite par des hommes, vous avez avalé un autre gros mensonge, qui réjouit hautement satan, l’ennemi de votre âme.
Chers frères et soeurs en Jésus-Christ, si vous ne dites pas ces choses autour de vous, vous ne faites pas votre travail de témoins de Lui ; Il vous a donné une responsabilité (Luc 9,2) et vous ne l’assumez pas (désolé pour cette culpabilisation…).
Si vous prêchez l’amitié de Dieu à quelqu’un, sans lui indiquer que ce fut seulement possible par l’Oeuvre de la Croix, vous lui dites un mensonge, qui pourra lui apporter un possible et réel réconfort sur le moment, mais qui à terme, ne le conduira jamais au ciel, c’est à dire plutôt en enfer (et qu’on ne dise pas que ce mot est absent de la Bible, car nombre d’autres variantes y sont, pour parler de la même chose).
Une fois que j’ai expérimenté la Croix, et que j’ai compris par quel acte immense du Fils de Dieu j’ai été tiré d’affaire, j’en éprouve forcément une infinie reconnaissance pour Lui. Je vais donc L’aimer, Le suivre, et faire ce qu’Il me demande avec grande joie.
Si à nouveau, en ce chemin, je fais encore des bêtises, ce qui arrive souvent, j’irai encore “à la Croix” pour être encore pardonné. Ainsi j’expérimenterai Son Pardon, Sa Grâce continuels.
Est-ce un jeu d’ailleurs ?… Je pêche, mais ce n’est pas grave, car “quand je vire dans le rouge”, je m’empresse de courir à la Croix pour “arranger le coup”…
L’apôtre Paul répond non à ce genre de petit calcul (Romains 6,1). Car en effet, celui qui a suffisamment “vu” les souffrances de Christ en Croix, a vu aussi l’horreur du péché et de ses conséquences. Il est un tantinet “vacciné” d’y revenir. Il n’est pas de ceux qui croient en la Grâce, tout en continuant d’aimer leurs péchés, et donc qui se livrent à ce petit (ou grand) jeu. En outre, il sait qu’en péchant de nouveau, de nouveau il offense le Coeur de Celui qui a déjà suffisament souffert sur cette Croix.
Cela veut-il dire que certains ne pèchent plus jamais ? Qu’ainsi, ils n’ont plus jamais besoin d’aller de nouveau à la Croix ? Je pense que ce genre de personne n’existe pas. Mais il y a ceux qui demeurent encore bien faibles, parmi lesquels beaucoup d’authentiques enfants de Dieu, sincèrement peinés de ne pas toujours parvenir à se défaire de ce qui les oppresse ; et qui viennent ainsi au pied de la Croix, demander Grâce encore ; Grâce qu’ils obtiennent, car Dieu, l’Ami qui lit dans les coeurs, voit qu’il ne s’agit pas là d’un jeu volontaire de la part de ses enfants.
Mon ami lecteur, sois rassuré ; Dieu connait la sincérité de tes larmes, quand tu fais ce que ton coeur n’approuve pas, sans parvenir à y résister.
Bien sûr, en de tels cas, tu as sans doute besoin de délivrance ; tu peux alors à nouveau venir à la Croix, pour recevoir par la foi, que ton Sauveur a aussi brisé toutes tes chaînes, il y a deux mille ans. Il a dit : “tout est accompli” (Jean 19,30), donc aussi la délivrance de tes chaînes.
Tu peux te détendre ; relever la tête ; retrouver le sourire ; Il s’occupe de toi, puisque tu le Lui as demandé et que tu crois.
Mon ami, j’irai jusqu’à te dire qu’Il te déclare JUSTE, bien avant que tu en aies fini avec ta dernière faiblesse. Ceci parce que tu as décidé de regarder à Lui, par le prisme de la Croix.
Voilà son Amour. Goûte le ; goûte encore ; bois, enivre toi, c’est le Vin le meilleur.
Au terme de cette petite réflexion, je pose comme quelques questions : qui va concevoir Dieu par la Croix ? Qui va tenter de le faire sans la Croix ? Quelle voie sera la plus suivie ?
Beaucoup suivirent Jésus…pendant un moment…tant qu’Il leur disait des choses allant dans leur sens. Ensuite, Jésus connut la désertion autour de Lui (Jean 6,66). Est-ce bien toujours la majorité qui a raison ?
Et vous, que choisissez vous ?
Affectueusement à tous !
Philippe
admin a dit,
A écrit le octobre 6 2008 @ 12:13
Ca marche maintenant ! En cas de besoin, Philippe, fais-moi signe !
Nicolas ><>
siou a dit,
A écrit le novembre 14 2009 @ 18:23
commentfaire un Passage par la croix
philippe a dit,
A écrit le janvier 12 2010 @ 22:46
Bjr Siou.C’est Jésus-Christ qui a fait un passage par la croix pour chacun de nous.A nous de le croire.Mais il est écrit aussi dans Galates 2,20 “que nous avons été crucifié avec Christ, et que ce n’est plus nous qui vivons, mais Christ qui vit en nous”.Le passage à la croix est un renoncement à notre vieille nature pour accueillir celle de Christ en nous.Je le fais par la foi.C’est aussi d’abandonner notre volonté au profit de celle de Dieu.Il s’agit donc d’effacer ma personnalité devant celle de Christ dans ma vie ; il me la rendra, mais changer par la sienne.Il s’agit de ne plus conduire ma vie mais d’en laisser les rênes à Dieu.Cette mutation peut se faire avec des larmes,mais aussi dans la joie, quand on veille à ne pas résister à Dieu, mais qu’on Lui obéit sans tarder.Pourquoi le Seigneur passe t-il à la croix et nous ensuite? Parce qu’Il inaugure cette voix qui nous permet de retrouver le Père, et qu’on a plus qu’à Le suivre.Si nous le voulons bien, c’est une affaire très simple. Soyez bénie ! Philippe.