Les propriétaires de Dieu et les fous.
Chers lecteurs, la fin des siècles est arrivée, et comme le diraient les adeptes du foot-ball : nous sommes dans “les arrêts de jeu”, ce temps supplémentaire qui est accordé par l’arbitre ; l’Arbitre. Ce temps, très court comme quelques instants, va se caractériser par une foudroyante accélération des choses dans le Corps des croyants. Soudain, c’est un vent incontrôlable qui va passer sur les Eglises, et qui poussera des foules de brebis du Seigneur à en franchir les frontières, pour aller à la rencontre de leurs frères et soeurs confessionnnellement séparés…qui en feront autant. Je ne rêve pas, je crois seulement que toutes les prières de Jésus sont tôt ou tard exaucées (Jean 11,42) ; or, Il a prié le Père pour que nous soyions un comme Lui et Le Père sont un (Jean 17,11). L’Eglise de la fin aura le visage de l’exaucement de la prière de Jésus. Déjà la chose est en herbe, et bientôt les blés seront mûrs. Actuellement, un nombre grandissant de croyants est en mutation par l’action du Saint-Esprit ; et sans avoir entre eux une confession de foi et une pratique semblables en tout point(c’était le cas à Jérusalem dans l’Eglise Primitive), ils connaissent ensemble la communion dans la présence de Dieu, parfumée, guérissante et annonciatrice du prochain retour de Jésus-Christ. Comme il y a deux mille ans, les “Pharisiens” s’y opposent, et s’y opposeront, mettant en avant la doctrine, la tradition et les Ecritures (du moins leur interprétation de celles ci). Comme il y a deux mille ans, le Seigneur les combat et les combattra ; “car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie”(2 Co. 3,6). Aujourd’hui déjà, il se dégage deux courants dans le peuple chrétien : celui de la théologie sèche et celui de l’Esprit qui apprend à verser Son Huile sur les Ecritures et les tabernacles vivants (chaque croyant voulant être habité et rempli de l’Esprit de Dieu).Le courant premier nommé se réfère à l’Histoire, durant laquelle il a connu plusieurs âges d’or, avec ses grandes figures et ses martyrs héroïques. Tout cela était de Dieu, car Il a donné et redonné la Lettre. La Lettre, c’est Jésus-Christ ; car quand vous lisez la Bible, vous ne lisez pas un livre, mais la lettre d’amour que Dieu votre Père vous a adressé, à vous ses Enfants. C’est d’ailleurs d’abord et essensiellement dans les pages de cette Lettre, que le croyant s’évertue à “lire et comprendre” le Seigneur son Dieu. Le second courant est attaché aux mêmes éléments que le précédent mais de façon différente ; sa démarche n’est PAS STATIQUE(prétention que la Révélation a pris fin et nous connaissons tout le Dépôt), MAIS DYNAMIQUE. Ce courant met la Lettre “en couple” avec l’Esprit de la Prophétie(Apoc. 19,10), qui recherche les esprits des prophètes(Apoc 22,6) pour travailler avec eux.Dans les deux courants, peuvent se trouver des gens qui attendent de tout leur coeur le Retour de Jésus-Christ ; mais dans le second, on saura plus exactement entendre ce que Dieu dit à ses Eglises, pour qu’elles mutent en temps et en heure, pour devenir cette Eglise qui seule, sera élevée dans les airs à sa rencontre. -Le premier courant pense généralement que “son église”sera sauvée, car elle se voit quelque part, comme dépositaire exclusive du message divin et de l’interprétation des Ecritures ; quant aux autres… -Le second courant, à l’écoute de l’Esprit Prophétique, s’est mis à regarder par dessus les murs séculiers, pour voir ce qui se passait ailleurs…Equipé de lunettes prophétiques, il a découvert que Dieu n’était pas absent de cet ailleurs, contrairement à ce qu’on lui avait enseigné. Habité d’une sainte curiosité, il a franchi ses murs séculiers et écclésiaux, pour s’enquérir de plus près, de ce qu’en réalité, son Dieu à lui, faisait aussi, dans cet ailleurs comme chez lui.Par derrière ce second courant, le premier s’est mis à crier sur lui pour solennellement l’avertir… de ses dérapages, voire de sa folie…comme les Pharisiens, il y a deux mille ans, qui reprochaient à Jésus la sienne…prenant à témoin le comportement de ses disciples qui mangeaient quand ceux ci jeûnaient, et qui pour cela arrachaient même des épis de blé dans les champs, le jour du shabbat, ce que la tradition juive interdisait. Le premier courant semble d’un sérieux irréprochable. Le second semble plutôt frappé de folie. Le premier courant boit du vin vieux, tiré de tonneaux anciens, avec tout le cérémonial dû au respect que l’on porte à ce breuvage et autour de lui. Après l’avoir bu, on veille à demeurer sélect, comme nos pères qui veillaient à ne jamais tomber dans le rire ; le rire, cet égarement dévoyé. Le second courant, qui a bu lui aussi ce vin vieux qu’il ne renie pas, croit néanmoins que Dieu qui est propriétaire de La Vigne, fait aussi du vin jeune, et le découvre en le buvant…comme un ivrogne !! Cela me fait soudain penser à un cher pasteur que j’ai bien connu et qui m’a marqué… Prêchant à notre culte du dimanche, et dans son emportement, il renversa la coupe de vin que nous devions boire, sur sa bible dont les pages furent inondées ! Tout le monde sourit un peu de façon contenue tout de même….La bible, pleine de vin ! Mais notre pasteur n’avait pas le temps de s’arrêter pour éponger sa bible, et il continua son propos, dans la même intensité, avec sa bible trempée de vin… du Vin de la Croix, Celui de l’Esprit… serai-je tenté d’y ajouter. Merveilleux !! La Parole, avec le Vin de Dieu, renservé sur ses pages !! Merveilleux !! Voilà ce second courant, celui de l’Eglise Finitive, issue de toutes les églises, et de toutes les églises de tout âge.Les Pharisiens ont crié ; ils crieront encore ! Qu’importe, le Vin sera versé de plus en plus… sur la Parole. Précédemment, à ce propos, je parlai de l’Huile… Le Saint-Esprit la verse sur La Parole pour que les coeurs ouverts soient éclairés comme d’une loupe pour continuer de La découvrir ; le Vin qui est aussi versé est celui de la joie consécutive à la poursuite de cette découverte de la Pensée prophétique de Dieu dans Sa Parole. Cela ne fait-il pas sérieux ? C’était la même chose il y a deux mille ans. Cela est-il fort risqué ?! Jésus a pris tous les risques aussi, et a entrainé ses disciples dans des tas de choses “pas raisonnables”. Suis je en train de vous prêcher la corruption ? Non, je vous parle des oeuvres de l’Esprit de prophétie, et des esprits des prophètes. Le peuple de la fin ne sera pas constitué des églises séculières qui présenteront au Seigneur leurs listings de baptisés, mais de prophètes à l’esprit éduqué, formé pour entendre l’Esprit de la prophétie, et qui auront une relation avec La Parole, aidés par le Versement de l’Huile et du Vin sur Elle. Ils viendront de partout, même et aussi de là où l’on aurait jamais pensé qu’ils viennent. Y a t-il un Cépage de Dieu qui soit propriétaire de Son Nom ?? Mangez La Parole ! Répandez Le Vin sur Elle ! Soyez prophète(il ne s’agit pas nécessairement du ministère mais de l’Onction prophétique), et vivez avec l’Esprit de la Prophétie, et vous êtes heureux et heureuses, car le Nom du Seigneur, Celui du Christ Jésus, est écrit sur les linteaux de votre vie. La mort ne vous touchera pas ; elle ne le peut ; vous êtes réservés et esclaves consentants de La Vie. Chers lecteurs, soyez sérieux ; car être ainsi, c’est boire ces paroles comme un ivrogne ; comme un fou. Car la Folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes(1 Cor. 1,25). Mais ces fous le sont-ils ? Aux yeux des hommes sages, oui. J’ai été un homme sage(même si à cette époque il n’y avait pas grand monde parmi mes amis “hommes sages”pour trouver que j’étais l’un d’eux…). Puis peu à peu, je suis devenu fou. Je ne le prétends pas pour mon cas personnel, mais pour les autres fous que j’ai rencontré au fil du temps, je les ai trouvé tellement sages…de la Sagesse de Dieu !———————————————————————————————–Etre fou selon les hommes et sage selon Dieu, c’est être comme Ruth, dans la bible, cette femme Moabite, qui suivit sa belle mère Naomi, pour retourner chez les Israëlites. Elle quitta son peuple et ses dieux (les religions sont souvent des peuples avec des dieux), et elle dit à Naomi : ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu demeureras, je demeurerai ! (Ruth 1,16) Mais il a fallu du temps et des circonstances douloureuses quoique finalement favorables pour que Ruth en arrive à ce choix ; Il a fallu qu’elle soit veuve. Oui, c’est le veuvage et l’orphelinat qui poussent les Ruth à suivre des Naomi, pour devenir Israëlites. c’est UNE MIGRATION, c’est un voyage, que feront tous ceux qui jugeront qu’être Israëlite, sera désormais bien plus important et vital, que d’être d’un autre peuple.————————————————————————Ne soyez pas comme Rachel, qui pour suivre son mari, quitta aussi la maison et la patrie de son père… mais en emportant avec elle les dieux de son père (Gen. 31,19 et 30). Car elle fut stérile longtemps et mourut en couche en donnant naissance à son second enfant. Ruth au final, fut une femme et une mère bien plus comblée, qui épousa un homme riche et donna naissance au grand père du roi David ; le roi le plus célèbre de l’histoire d’Israël, dont le souvenir demeure intact aujourd’hui dans ce pays et ce peuple, et qui fut une préfigure du Messie de l’Eternel, le Christ Jésus. Ruth, la Moabite devenue Israëlite, est l’image de toutes les brebis du Seigneur qui vont quitter leurs pays leurs peuples et leurs dieux, pour monter à Jérusalem, la Nouvelle, afin d’y trouver la Paix. Cette Eglise de la fin est le parvis de la Ville de Dieu. En route les pélerins ! En route comme Abraham, votre père en la foi, qui laissa lui le premier son pays sa patrie et la maison de son père, pour aller vers une terre qu’il ne connaissait pas, seulement en obéissant…à la Parole de Dieu.Et que le Tout Puissant qui vous aime, vous bénisse !!Philippe.