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Un homme et ses deux femmes…

Chers amis lecteurs, s’il est incontournable que le Nouveau Testament ne permet pas à un homme d’avoir deux femmes (1 Corinthiens 7,2), et qu’il faut y voir là quelque chose de prophétique ; il peut néanmoins sembler curieux qu’il en soit autrement dans l’Ancien Testament.

Dieu qui ne change ni ne varie (Jacques 1,27), serait-Il finalement évolutif ?…

En effet, dans l’Ancien Testament, il y a le cas d’Abraham, qui eut en quelque sorte deux épouses : Sara, celle qui est légitime ; et Agar, la servante de la première.

Saraï signifie “princesse”. Elle est vraiment l’Epouse de son mari, mais elle pense que Dieu l’a rendu stérile (Genèse 16,2) ; elle en souffre et se déconsidère. Cela va la pousser, à imaginer “la solution Agar”; c’est ainsi qu’elle va envoyer cette dernière vers son mari pour avoir une descendance.

Beaucoup d’enfants de Dieu ne savent pas qu’ils sont “ses princes et ses princesses”. Ils ne connaissent pas non plus les promesses et la miséricorde de Dieu. Comme Saraï, ils pensent qu’Il les a rendu stériles ; que c’était sa volonté. Mais dans leurs souffrances, ils ne peuvent s’empêcher de chercher des solutions de remplacement nommées “Agar”.

 Agar signifie “errement, étrangère”.

Il y a beaucoup de Saraï dans le peuple de Dieu. Leur profil est une méconnaissance de leur Dieu et de son Amour…qui a pour conséquence une méconnaissance d’eux mêmes, et de leur Appel dans Sa Grâce. Ainsi, sans renier en surface le nom de Dieu, ils font obstacle à Sa Bénédiction sur leurs vies ; mais comme ils veulent tout de même être un peu heureux, ils vont se débrouiller par eux mêmes, en usant de “ces solutions Agar”; ces errements, étrangers au Seigneur et à sa Grâce.

Dieu se décourage t-il d’eux ? Non, car Il a quand même béni Saraï (princesse pour son mari), en la faisant devenir Sara (princesse pour beaucoup).

Sara a eu un enfant bien à elle, selon la promesse de Dieu ; au passage, Il l’a purifié en lui montrant qu’Il ne rend stérile personne. En effet, ce n’est pas Dieu qui nous rend stérile, mais plutôt notre regard sur Lui et sur nous ; c’est à dire notre manque de foi en Lui, pour nous.

Comme Saraï est devenue Sara, de nombreux enfants de Dieu vont passer de la stérilité à la fécondité !  Ils éviteront ainsi que des Agar, qui ne demandaient rien, qui étaient bien dans leur condition, ne rejoignent ces Saraï dans leur souffrance (les problèmes découlant de la désobéissance).

Peuple de Dieu, tu n’as pas besoin d’Agar, cette solution de rechange ! Si tu as vécu comme une Saraï, repends toi, et deviens maintenant une Sara ; La Princesse, fiancée du Seigneur ; Son Unique (Cantique 6,9).

Le Seigneur a plusieurs prétendantes, mais une seule sera Son Elue ; pour qu’elle le soit, elle devra cessée d’être esclave, pour devenir la femme libre. La femme esclave est loin, la femme libre est proche, de Dieu ; dans son intimité ; dans son sein, passionnée de Lui.

Agar, image de la femme esclave, est aussi celle qui est invitée à s’approcher d’Abraham, par l’intermédiaire de Saraï ; elle en recevra effectivement une bénédiction (Ismaël qui signifie “Dieu entend”, donc Dieu qui exauce…quand bien même ce n’était pas son plan), mais en forme “d’âne sauvage, qui sera contre tous, et tous contre lui”…(Genèse 16,12).

S’approcher de Dieu par intermédiaire peut donc permettre de recevoir une bénédiction ; mais pas La Bénédiction, celle du Plan de Dieu.

Abraham eut ainsi une descendance, et entre autre un petit fils nommé Jacob. Sur le plan matrimonial, il fit “mieux” que son grand père, puisqu’il eut, malgré lui, deux épouses légitimes, et aussi des enfants de leur servante respective. Il connut donc quatre femmes, dont il eut douze enfants.

Jacob aima Rachel, sans doute d’un amour à faire rêver beaucoup de coeurs. Mais son oncle usa de ruse pour que Jacob épousa sa soeur Léa. Ce qui ne l’empêcha tout de même pas d’épouser aussi RACHEL, L’AMOUR DE SA VIE.

Léa eut beaucoup d’enfants, apparemment sans que cela n’altère sa santé. Rachel, au départ stérile elle aussi et pendant longtemps, dûe attendre pour avoir enfin un enfant de Jacob ; elle en eut même un second, mais elle mourut en couche…

Le profil de ces deux femmes sont deux mentalités présentent aujourd’hui dans l’Eglise du Seigneur. En effet, on peut dire que Léa “a fait” dans la quantité, tandis que Rachel plutôt dans la qualité.

L’esprit de Léa veut que pour être de bons parents bénis, il faut avoir beaucoup d’enfants.

L’esprit de Rachel lui, souligne plutôt que de bons parents font de bons enfants.

Les enfants de ces deux femmes n’ont qu’un seul père, mais pas la même mère.

La suite du récit biblique montre que “les enfants de la quantité” chercheront à mettre à mort “l’enfant de la qualité”. Mais finalement ce dernier règnera bien sur les précédents, qui entre temps, auront appris à devenir eux mêmes “fils et frères de qualité”.

L’enfant de la qualité est cette église philadelphique, peu nombreuse, faible et ainsi méprisée pour un moment. Mais passé ce temps, les enfants de la quantité, ces autres églises, viendront comme les frères de Joseph devant lui, se prosterner et reconnaître leur égarement (Apoc. 3,8 et 9)

Ainsi, l’esprit de Léa, encore bien présent aujourd’hui dans l’Eglise du Seigneur, sera vaincu et laissera toute la place à celui de Rachel ; cette femme qui est morte de ses souffrances, un peu comme son enfant Joseph fut déclaré mort lui aussi ; cette femme qui ressuscitera (par sa mentalité) comme Joseph ressuscita lui même pour régner sur sa famille et par le moyen de l’Egypte ! Car l’Egypte, symbole du monde, accueillera favorablement l’esprit de Rachel, bien plus vite que l’Eglise. L’Egypte appréciera les chrétiens de qualité de façon bien plus spontanée que l’Eglise.

Au début de l’Apocalypse, Dieu parle de Ses Eglises. Mais à la fin, il n’est plus question que de l’Epouse de l’Agneau.

L’Agneau n’épousera pas plusieurs femmes, mais une seule. Les enfants de Léa s’inclineront pour rejoindre ceux de Rachel. C’est le peuple de Joseph qui sera sauvé ; Joseph, préfigure du Seigneur Jésus Christ, Messie d’Israël et des Païens qui auront le coeur de Rachel et de Joseph.

Dans l’Ancien Testament, quand un homme a plusieurs femmes, c’est le symbole de la patience de Dieu, qui attend que celles ci soient unis en Son Fils, pour ne plus en faire qu’une seule… Et Jacob aima Rachel ; il l’attendit SEPT ANNEES, qui furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait (Genèse 29,20).

De même Christ attend patiemment pour épouser son Elue ; Il attend qu’elle soit prête, tout le temps qu’il faudra, parce qu’Il l’aime.

La fiancée a t-elle compris cela ? L’aime t-elle du même amour, pour l’attendre elle aussi avec le même coeur brûlant ?

Veut-elle bien ne pas tenter de Le rejoindre dans sa chambre avant d’être son épouse ?(Occultisme et négation de la croix ; fornication et union “libre”)

L’amour est patient ; ne cherche pas son intérêt et bannit la crainte. Voilà cette dimension qu’ont à retrouver ceux qui ont peur de se marier. C’est celle du Seigneur, qui attend avant de se marier, mais qui le fait le moment venu.

Le Fiancé n’évolue pas ; il n’en a pas besoin, Il est prêt depuis 2000 ans.

C’est la Fiancée qui doit s’apprêter ; c’est elle qui évoluera ; c’est Saraï qui deviendra Sara ; et c’est Léa qui deviendra comme Rachel.

Que le Seigneur Jésus, notre Messie qui vient, bénisse chacun de vous.

Philippe.