LES 7 ALLIANCES Et LE 8ème JOUR.

Chers amis lecteurs, Dieu ne raisonne jamais autrement qu’en terme d’alliance avec nous. La Bible qui contient l’Ancienne et la Nouvelle Alliance en témoigne. –Avec Adam et Eve, Dieu passa une alliance de pureté et de responsabilité. Ils étaient nus et n’en avaient pas honte ; ils ne consommaient que des végétaux et ils étaient maîtres de la terre.Par ces signes, cette alliance était visible et “publique”. Certes; il n’y avait que deux humains sur la terre, mais tous les animaux créés par Dieu le savaient et s’y conformaient. –Avec Noé, Dieu passa aussi une alliance. Elle fut faite de deux signes eux aussi très visibles toujours actuellement : le sacrifice et la consommation des animaux vidés de leur sang, ainsi que l’arc dans la nuée. Dès lors qu’il y a eu péché, une alliance réparatrice sera une alliance de sang ; l’homme étant souillé, son sang est impur et il y a nécessité d’un sang pur répandu pour qu’il soit racheté de la mort–Avec Abraham également, Dieu passa une alliance. Elle aussi fut faite de trois signes visibles aux yeux de tous : rupture d’avec son pays, sa patrie et de sa souche familiale ; dépositaire de la bénédiction de Dieu sur la terre, et la circoncision. Ces trois signes demeurent plus que jamais aujourd’hui : ce ne sont pas les esprits nationaux ni familiaux qui font connaître Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ, mais c’est le Saint-Esprit. Et la bénédiction qui a été déposée en Abraham est la vie par la foi, qui intéresse tous les croyants qui cherchent Dieu, par le chemin de la Croix. La circoncision reste pratiquée dans la chair de nos jours ; et chez les chrétiens, elle doit se voir dans le coeur. La circoncision de la chair ne concerne que l’homme, car dans le rapport sexuel, la femme connait aussi cette “coupure”lors de la première fois. Il y a donc entre les deux, comme un mélange des sangs ; c’est une alliance, et toute alliance d’institution divine est irréversible, c’est pourquoi Dieu hait le divorce, car celui ci est le brisement de l’alliance. Ce divorce concerne autant notre alliance avec Dieu que celle avec notre conjoint(bien que vous ne pourrez vous opposer à ce dernier s’il veut la briser, mais alors, vous n’êtes pas responsable de son fait)  –Dieu confirma cette alliance avec Jacob, qui devint Israël. Dieu passa une alliance spécifique avec Israël pour que ce peuple soit témoin de Lui auprès de toutes les autes familles de la terre. Aujourd’hui, il est évident que les clés d’un monde nouveau se trouvent dans ce pays et ce peuple(qui dès l’origine a été victime de la jalousie des autres familles de la terre et l’est toujours), et que Jérusalem est le centre de la terre(seule ville au monde revendiquée par les 3 grandes religions monothéistes comme lieu saint).–Dieu établit ensuite une alliance avec Moïse, sur le Mont Horeb, cette Loi, dont le résumé fut écrit sur des tables de pierre, et fut publié à tout le peuple. L’une des pratiques essensielles de cette alliance fut le culte de l’autel dans un tabernacle (où temple portable et porté dans une arche sacrée). On y sacrifiait des animaux purs à l’Eternel pour le pardon des péchés. Le sang ainsi répandu écartait la malédiction et la mort… La Pâque. L’alliance par le sacrifice pour le pardon des péchés dure toujours ; il suffit de regarder une croix pour le savoir… Par ailleurs, la circoncision fut généralisée à tout le peuple d’Israël.–Enfin, avant La Nouvelle Alliance, Dieu en fit une avec David, pour lui signifier que Son trône serait à jamais établi sur la maison d’Israël. Il y en a aussi un signe très visible actuellement et depuis 1948 : l’étoile de ce roi sur la bannière nationale de l’état d’Israël.Et surtout, Jésus est issu de la famille de David.-Puis bien sûr, il y eut l’Alliance Nouvelle, caractérisée par le Sang du Fils de Dieu sacrifié, en lequel nous avons foi pour être purifié de nos péchés. Ce sacrifice fut le dernier, parce que parfait. Parfait, parce que l’Agneau sacrifié n’est plus animal, mais divin, dans l’incarnation humaine du Fils de Dieu. C’est le Sang du Juste qui est versé, et son efficacité est constante. Avec ce sang répandu, c’est la fin du sang versé qui sauve. Quand les hommes ne se courbent pas devant le Sang du Dernier Sacrifice, ils continuent de se faire la guerre et de verser le sang humain. Le sang humain comme le sang animal ne seront plus versés quand le Messie règnera sur la terre pour 1000 ans(Esaïe 11, 1 à 10), depuis Jérusalem et la montagne de Sion ; règne de purification de cette terre—Mais quelques traits se dégagent de toutes ces alliances : elles ne sont pas faites en catimini ; elles sont établies devant Dieu et les hommes. Les marques ou signes de ces alliances sont toujours visibles aujourd’hui. Dieu est étranger aux relations sans alliance, du type concubinage, c’est à dire non solennellement déclarée devant Lui et les hommes. Vous avez peut-être aussi remarqué qu’elles sont au nombre de sept… La première fut une alliance de pureté et d’ordre paisible. Elle fut violée comme vous le savez. Mais comme Dieu mit sept jours à la créer, Il met aussi maintenant sept autres jours pour la rétablir. Ces autres alliances qui suivirent sont ces autres jours,…de purification ; elles furent toutes des alliances de sang,car il en est ainsi devant Dieu et Satan : sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon(Hébreux 9,22). Le septième jour est arrivé par le Christ Jésus. C’est Celui du Shabbat, c’est à dire du Repos. Après la fin de l’alliance avec Adam et Eve, les autres alliances préparèrent et amenèrent l’Alliance Finitive, qui se nomme : Repos en Christ. Plus vous êtes dans ce Shabbat, plus vous êtes dans ce Septième Jour ; jour de pardon de guérison et de repos par l’Oeuvre d’une merveille inqualifiable qu’est le Salut en Jésus Christ. Le Shabbat du Septième Jour a détruit le pouvoir de la culpabilité et de la peur, les deux mamelles de la mort et de satan. Il se nomme YESHOUA, et quiconque invoquera ce Nom comme étant celui du Seigneur sera sauvé(Romains 10,13). Chers lecteurs, je vous en prie ; entrez dans Le Shabbat du Septième Jour !! Etes vous dans ce repos divin ?? Car enfin, ce Jour vous ouvre les portes du… Huitième Jour, dont le lieu est le Ciel, et qui est éternel. Je vous en supplie, croyez en cela, afin d’être sauvés. Voyez ce que Dieu votre Père a construit, au fil des alliances… “ces jours”, pour vous parce qu’Il vous aime, et vous veut auprès de Lui, éternellement. Je vous laisse réfléchir et entendre ce qu’Il vous dit… Il s’est écoulé une semaine depuis adam et Eve, et nous sommes parvenus au dernier jour de celle ci, à la dernière alliance ; celle de la fin, celle du Shabbat de Yavhé, dont le nom est Yeshoua, notre repos. La Septième Alliance est notre Jour de repos que la Croix nous a donné, en vue du Huitième Jour, celui de l’Eternité.  Que le Saint-Esprit éclaire la route de chacune et chacun ! Bien affectueusement pour vous, Philippe.

MUTATION POUR LE CIEL

Chers lecteurs,sans cesse les Ecritures nous enseignent de ne pas juger dans le sens de condamner,et donc de lancer des malédictions ; car il s’agit là de sorcellerie. Mais il ne nous est pas défendu d’avoir des jugements, dans le sens d’opinions, et de prendre position pour les dire. C’est ainsi que Paul en eut une sur Pierre, et qu’il lui en fit part (Galates 2,11 à 14). C’est dans cet état d’esprit que je veux me situer dans tout ce qui va suivre, ne l’oubliez pas tout au long de ces lignes.Dans 2 Corinthiens 3,16 à 18, Paul écrit quelorsqu’on se tourne vers le Seigneur le voile est enlevé. Or le Seigneur, c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui le visage dévoilé, reflétons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, DE GLOIRE EN GLOIRE, comme par le Seigneur, l’Esprit.Quel beau passage des écrits de Paul ! Il a même inspiré un magnifique chant, dans les années 90, que nous chantons toujours dans nos assemblées. Mais au cours de mes réflexions alimentées par mon parcours dans les Eglises, j’en suis simplement venu à me demander si nous étions bien à ce point “le visage dévoilé”?? C’est impossible en effet de ne pas s’interroger à ce sujet, tant les chrétiens sont divisés ; marquant entre eux leurs différences à coup de protections dénominationnelles, et dénonçant ce que font les autres avec d’ailleurs tant de virulence, voire de mépris.Paul dit que ce voile ne disparait QU’EN CHRIST (2 Cor. 3,14). Alors, si c’est bien le cas, comme je le crois ; pourquoi cet état de chose déplorable sur le terrain ? Et pourquoi tant de grincements entre nous à propos de nos différences ?Je tenterai une réponse par une autre question : est-ce bien vers le SEIGNEUR que l’on s’est tourné, où vers “le Seigneur” d’une église ?Pour ma part, j’ai été autrefois spirituellement formaté par mon église évangélique ; elle m’a bien servi, pour connaître le Seigneur…jusqu’à un certain point. Elle me parlait bien de Lui, mais strictement à l’intérieur de son prisme ; c’est à dire de la révélation de Lui, qu’elle avait bien voulu accueillir chez elle. J’ai donc été conditionné par cette église, dans ma vue de Dieu, jusqu’à ce que je ne l’accepte plus, et que je brise ce conditionnement. Car je voulais continuer de Le connaître. J’ai ainsi poursuivi ma route ; brisant d’autres carcans, et m’efforçant de m’éloigner peu à peu de tous formatages religieux et charnels, qui sont bien les hauteurs de nos divisions. J’ai voulu lire et comprendre les Ecritures, sans être soumis à une théologie d’où qu’elles viennent, ni aucun autre esprit que Celui du Seigneur.Il y a quelques temps, j’échangeais avec un Témoins de Jéhova ; sa façon d’utiliser les Ecritures ne m’a pas échappé : les versets arrangeaient bien sa foi, il les prenait littéralement ; mais d’autres, que je ne manquais pas de lui souligner, il les considérait comme des images, des symboles, qui eux ne devaient pas être pris littéralement. Je me suis donc permis de lui faire remarquer qu’ainsi, on pouvait manipuler les Ecritures à notre guise et à l’infini. C’était là l’exemple d’une compréhension des textes, soumis à un conditionnement doctrinal. Cet homme a besoin d’en être libéré. Mais le problème plus subtil, c’est que ce besoin de délivrance n’est pas que l’apanage des Témoins de Jéhova ; chez les Evangéliques, on dit volontiers que les Catholiques ont besoin d’être délivré des liens du Catholicisme…Mais j’ajouterai que ces Evangéliques ont besoin eux mêmes, d’être délivrés de leurs esprits religieux et confessionnels. Pas plus que les autres, ils n’entreront au ciel, avec tout ce bataclan, qui a fait d’eux, des enfants d’églises, plus que des enfants de Dieu. (Comment en effet puis je penser autrement, quand il m’arrive d’observer ça et là que certains catholiques marchent mieux avec Dieu qu’un évangélique ?)Car quand on se tourne “vers Christ”, n’est ce pas plutôt entre autre vers une doctrine d’église qu’on se tourne ? Cela donnera de bons résultats quand cette doctrine restitue bien la Pensée de Dieu ; mais quand ce n’est pas ou plus le cas…?Ainsi donc, quand on pense se tourner vers Christ, c’est souvent une doctrine bien imparfaite que l’on épouse. C’est pour cela que notre visage n’est pas vraiment dévoilé, car Paul dit que ce n’est qu’en Christ qu’il l’est. Cela explique aussi pourquoi l’Esprit est lié parmi nous, ainsi que Sa liberté. Quand le Saint-Esprit est ainsi sous contrôle, il en résulte un climat de raideur, que j’ai d’ailleurs toujours constaté, dans plus ou moins toutes les sphères évangéliques qui existent et que je connais fort bien.Vous seriez tentés peut-être de me répondre qu’il y a foule de gens très sympatiques chez les évangéliques ; certes voilà qui est vrai ! Mais combien de fois j’ai vu ces gentils visages changer de couleur et les échanges changer de ton, quand ils comprenaient que j’étais pas exactement de la même coloration dénominationnelle qu’eux… Serait-ce qu’à leur idée, le Seigneur m’approuvait moins qu’eux ?…Il faut bien l’avouer, la tradition chez nous les évangéliques, c’est de cogner à coup de versets bibliques, celui avec lequel on est pas d’accord. Certes c’est très bien de se servir de la Parole de Dieu, pour tenter d’amener quelqu’un à la Vérité de Celle ci ; c’est même carrément le top, si on le fait dans la soumission à l’Esprit qui vivifie… Cela évitera sans doute qu’on prenne la Bible pour tuer notre prochain. Car malheureusement, j’ai souvent vu la chose se faire, et je l’ai faite moi même. Pardon Seigneur !Voyez vous chers lecteurs, Jésus dit que Jérusalem sera foulé aux pieds par les Nations, jusqu’à ce que le Temps de ces Nations soit accompli (Luc 21,24)… Je crois qu’il y a aussi le Temps des Eglises–ces “Eglises/Nations”, car elles sont établies comme des nations, même dans le monde évangélique–qui va également prendre fin. Car comme les nations, elles ont foulé aux pieds Jérusalem ; elles ont foulé aux pieds la ville de paix, celle du Grand Roi ; quand on foule aux pieds La Paix, c’est donc la Guerre qui prend place, et c’est ce qu’on a eu et qu’on a encore.Alors les Nations verront leur puissance prendre fin, et il en sera de même des Eglises. Il restera un peuple humble, qui se sera repenti de tous ces orgueils. Les Eglises vont MUTER, elles vont devenir l’Eglise. Il y a aujourd’hui des tas de fiancée qui se proposent d’épouser le Seigneur…qui n’en épousera qu’Une Seule.Mais comment muter ??Paul dit que quand les Juifs lisent l’Ancien Testament, un voile demeure sur eux (2 Co.3,14). Il ne disparait qu’en Christ, qui nous tranforme - Lui l’Esprit - de gloire en gloire.Quand j’ai donné mon coeur à Jésus-Christ, j’avais 15 ans, et je fréquentais assidument une église évangélique baptiste. Ce fut pour moi comme une gloire que je recevais ; même chose pour mon épouse. Mais j’ai bien dit “une gloire”; et non toute la gloire. C’est à dire une révélation et non toute la révélation. Plus tard, voyant que cette église ne m’en donnerait pas plus, je suis allé chercher “la suite” ailleurs ; cette suite, les autres gloires ;les autres onctions, les autres révélations que le Seigneur, l’Esprit voulait me donner. Seulement, dès lors que je prenais des distances avec mon église d’origine, ma quête ne se fit pas si facilement que j’aurai pu le supposer ; je me rendais compte que mon entendement spirituel était lié par toutes ces années de formatages doctrinal et écclésial que j’avais reçu. C’est alors que je compris que je devais prendre position au moyen du Nom de Jésus, pour briser ce carcan. L’ayant fait, je découvris vite que j’avais une autre navigation, une autre intelligence dans ma méditation des Ecritures. Désormais je remarquais des passages qui me frappaient et m’enseignaient bien au delà des limites qui avaient été les miennes auparavant.Par exemple, on m’avait enseigné Marc 16,15 et 16 : Allez dans le monde entier…Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé… Mais je n’avais jamais lu la suite : voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru en mon nom… Ils chasseront des démons…parleront de nouvelles langues…imposeront les mains aux malades, qui seront guéris.Dans nos salles de culte, je voyais souvent sur les murs en grand, les versets 15 et 16 ; mais jamais le verset 17… Pourquoi ? Parce que ces cultes sont liés par leur doctrine.Les Eglises vont muter, pour ne plus être liées que par le Seigneur, l’Esprit ; ou elles seront perdus.Actes 20,23 : Paul va à Jérusalem, lié par l’Esprit.J’ai la même ambition. Cet épisode de la vie de Paul dégage une odeur prophétique ; ainsi que le lecteur prenne garde ! J’ajouterai que ceux qui veulent être entièrement dévoilés, devront aussi se défaire des liens de leurs identités patronymique, familiale, provinciale, nationale et même professionnelle.En effet, nous pouvons être liés par notre nom et même notre prénom, d’où souvent des handicaps, maladies et autre calamités dont nous ne guérissons pas ; au point de croire que Dieu a prévu de nous laisser ainsi… -Nous sommes très souvent et très gravement liés par notre entité familiale. Ainsi le Sang vient brouiller l’action du Saint-Esprit en nous ; par exemple une querelle qui implique un membre de notre famille, nous conduira souvent à prendre position pour lui, même s’il a grossièrement tors. Le Sang est un lien qui nous aveugle partiellement ou complètement sur ceux de notre famille. Il pose un énorme problème dans les églises -Une identité provinciale trop forte en nous, nous conduira à juger et haïr les provinciaux d’ailleurs. Je me suis trouvé au Mont Saint-Michel, dans les années passées, avec des Normands, et moi même en temps que Breton, pour nous demander pardon mutuellement de nous être disputer ce lieu, certes magnifique, mais que personne n’emmènera au ciel. Tandis qu’il serait fâcheux que Normands et Bretons n’y aillent pas…J’ai aussi noté que depuis ce temps là, les portes de la Normandie se sont ouvertes pour moi, et j’y ai à ce jour cinq lieux de réunion. -Les Français sont très râleurs ; les Américains très dollar et les Anglaises trop peu habillées. Je souligne ces caricatures pour dire qu’il y a un esprit sur chaque nation, et que celui ci influence les églises et les chrétiens de ces différents peuples, qui ont besoin d’en être libéré. J’aime mon pays et mon peuple, mais j’ai brisé l’esprit français sur ma vie. -De même, certaines professions sont habitées d’un esprit fort et souvent orgueilleux ; c’est le cas de la profession enseignante par exemple ; mais aussi du monde médical, ainsi que journalistique. Il y en a d’autres. Si vous avez un doute sur l’esprit de votre monde professionnel quant à son impact sur vous, libérez vous de lui au nom de Jésus. Brisez tous ces jougs sur votre vie, fermement au nom de Jésus ! Finissez en avec ces puanteurs de péché !Ainsi, chers lecteurs, vous avancerez de gloire en gloire ; de révélation en révélation ; vous verrez le Seigneur de plus en plus près ; vous refléterez sans cesse plus la gloire du Seigneur, qui est l’Esprit.Dans votre vie -c’est à dire votre âme, votre esprit, votre corps et votre parcours- Il sera de moins en moins en vol contrôlé, et de plus en plus en vol libre.Le Saint-Esprit en vol libre sur nos vies ; sur la France ; sur l’Eglise de France !!! La Parole de Dieu sans voile devant mes yeux, les vôtres, et ceux des Français !!!Ne faut-il pas rêver des exploits de Dieu pour nos contrées ???Oui, il faut le faire !!Peuple des Eglises, mute donc, et devient Celui de Dieu vraiment, afin que Son Parfum d’Amour sauveur se répande sur notre pays bien aimé et trouve le coeur de ce peuple. Soyez ainsi tous bénis. Philippe. 

Je connais un homme en Christ, qui voici 14 ans…

Chers lecteurs, je connais un homme en Christ, qui, il y a peu de temps, un dimanche matin, arriva dans un endroit très spécial pour lui… En descendant de sa voiture, il entendit de magnifiques chants de louanges en l’honneur de Dieu et de Son Oint, le Christ Jésus ; il connaissait bien ces hymnes, car ils sont ceux du Saint-Esprit. Ces bruits divins venaient d’un grand hall, et remplissaient les extérieurs ; des cours qu’il avait tant arpenté dans le passé.

Un instant, quelques secondes, il regarda autour de lui pour écouter encore cette musique du ciel, qui dans ses oreilles, n’était sans doute comme dans aucune autre…ou presque ; car soudain, tant de souvenirs étaient ravivés, qu’il en avait les jambes tremblantes d’émotions.

Il entra dans ce grand hall dont il se souvenait si bien, comme du reste des lieux. Ces lieux, où il se rappelait de tant de manifestations religieuses, humanistes, mais ne connaissant pas la merveilleuse présence du Dieu vivant ; maintenant il avait devant lui des enfants de Dieu qui jouaient de leurs instruments, dans un esprit consacré ; et environ deux cents personnes avec eux, faisant monter une gerbe d’amour vers le Seigneur. Pendant plusieurs quarts d’heure, il regarda “ce spectacle”qui lui semblait encore si surréel ; le nom de Jésus explosait d’irradiation en ce lieu, et le Saint-Esprit passait dans les rangs…

Il connaissait cette Présence ; s’efforçant de la cultiver dans sa vie personnelle depuis plus de trente ans ; mais dans ce lieu, il ne l’avait jamais vécu dans de telles conditions !

Pendant des années, il avait marché dans ce lieu, surtout le soir, quand il était seul et qu’il y régnait un grand silence. Il avait si souvent prié en ce lieu, suppliant Dieu d’y planter son Nom. Il y chantait même, élevant le Nom de Jésus, et y proclamant sa seigneurerie. Son témoignage obligatoirement discret, était néanmoins parvenu à gagner d’autres coeurs qui s’étaient joints à lui pour pleurer et souffrir devant Dieu, afin qu’Il visite ce désert…

…Et voilà que quatorze ans après, devant les yeux des témoins de cette époque, Dieu exauçait leurs prières !

Chers lecteurs, aucun de vos combats de prière ne se trouvera vain !!

Sachez que la terre où vous priez est marquée de l’empreinte et du souvenir de vos prières ; la terre crie à Dieu, comme pour Lui dire : “Souviens toi Seigneur et envoie ta visitation, car ici tes enfants ont pleuré pour que ton fleuve y coule !”

Ne vous découragez pas s’il vous faut patienter quatorze années pour voir cela ; le temps est à Dieu. Croyez et persévérez sans faiblir, car le Seigneur vient toujours.

Que ce témoignage vous apporte beaucoup de Sa paix dans votre coeur.

Philippe.

L’adversité, sachons la gérer…avec équilibre.

Chers lecteurs,

l’adversité, l’un des ”plats” préférés que le diable aime soumettre aux chrétiens, est effectivement un défi face auquel ceux ci réagissent diversement, selon leur tempérament et l’enseignement qu’ils ont reçu. Il convient de préciser que ces deux domaines (tempérament et enseignement) s’influencent toujours mutuellement ; et que personnellement, je suis toujours sur mes gardes, quand c’est le tempérament qui agit sur l’enseignement ; et plutôt à l’aise quand il s’agit du contraire.

En effet, pour nous chrétiens, le tempérament est du domaine de l’humain ; tandis que l’enseignement est de celui du divin, à savoir : la Parole de Dieu.

Comment le tempérament agit-il sur l’enseignement ? Il prend en ce dernier ce qui lui convient, et ignore le reste, inconsciemment ou non.

Comment l’enseignement agit-il sur le tempérament ? Ce tempérament se soumet résolument au Saint-Esprit pour accueillir l’enseignement…de la Parole de Dieu.

La première attitude, la plus répandue dans l’histoire et actuellement encore, nous a donné les religions, et les dénominations ; c’est à dire un certain “foutoir” planétaire devant lequel l’opinion publique, perplexe, se fait moqueuse et incrédule.

La seconde attitude gagnera du terrain dans les temps à venir, dans les rangs du peuple de Dieu, lassé des divisions et perceptions malsaines de sa Parole. L’Eglise Finitive se distinguera par sa culture consommée de cette seconde attitude que Son Chef oindra de Son Onction.

Mais quels sont les grands et pertinents exemples d’adversité que nous conte la Bible ? Justement dans un soucis d’équilibre, j’ai pensé à Moïse, Josué, Baraq/Déborah et Saül. Mais je citerai aussi David, Paul et l’Archange Michel. Et pourquoi ne parlerai-je pas de Jésus Lui même ? Peut-être simplement parce qu’à Lui tout seul, Il réunit tous ces hommes et femmes ; que sa vie est facilement trouvable dans les Evangiles, tandis que celles des autres personnages, le sont moins, dans les profondeurs de la Bible.

-MOISE, face au pharaon, n’y était pas par choix, mais par envoi de Dieu. Prévenu par Dieu qu’il en serait ainsi, Moïse a dû se battre contre cet adversaire redoutable ; 7 fois, il lui a ordonné de “laisser aller son peuple” (Gen. 5,1-7,16-7,26-8,16-9,1-9,13-11,3). Accompagné de son frère Aaron, ils ont combattu le pharaon avec le baton d’autorité que leur avait donné l’Eternel (Gen.7,10). Ils n’ont fait plié ce pharaon qu’au bout d’un moment ; c’est leur obéissance à Dieu qui a rendu leur force supérieure à l’adversaire. Mais auparavant, Moïse jugeait son tempérament trop faible pour assumer une telle confrontation (Gen.3,11). Il a dû le soumettre à la Parole de Dieu ; Dieu lui a dit de taire toutes ses mauvaises excuses…

Il y a beaucoup de chrétiens comme Moïse était avant d’obéir ; sauf qu’eux trop souvent, n’obéissent jamais, et apprennent à interpréter sélectivement la Bible pour mieux s’en justifier. Résultat : le peuple n’est pas libéré, contrairement aux Israélites qui finalement le furent, grâce à la soumission de Moïse devant Dieu.

Prendre autorité face à l’ennemi, est un boulot que le disciple de Jésus doit assumer en Son Nom. Les pasteurs doivent être les premiers à le faire ! Est-ce le cas ?…

-JOSUE, fils spirituel et successeur du premier, eut l’occasion de s’y prendre autrement, dans la plus mémorable de ses batailles. Sur les indications du chef de l’Armée de l’Eternel (sans doute l’Archange Michel), il lui fut demander de ne pas aller cette fois dans une confrontation directe, mais de tourner autour de l’adversaire pendant 7 jours, jusqu’à son effondrement. Cela fut fait à coups de clameurs, selon les toutes les indications divines.

Certains disent que Josué a loué l’Eternel, avec tout le peuple, quand ils tournaient autour de Jéricho ; mais c’est faux. Une louange est un chant que l’on fait monter vers Dieu par amour de Lui, quand on est dans Sa présence, et qu’au passage on ignore le diable à juste titre.Une clameur est un cri agressif de foi, qui proclame la victoire de Dieu et de son peuple, et qu’on lance à la face du diable, depuis le camp de Dieu. C’est ce que Josué et Israël ont fait, devant les murs de Jéricho…qui sont tombés.

Rares sont les enfants de Dieu aujourd’hui, qui savent pousser ces clameurs, au moment où l’Esprit de Dieu leur dit de le faire ! Entre nous chers lecteurs, avouons ceci : pousser des clameurs convient bien à la culture des noirs, mais pas à celle des blancs… Tempérament, culture… quand vous nous tenez… et si on se laissait réformer en tout cela par le Saint-Esprit ?

-BARAQ (qui signifie pourtant “éclair”), eut peur de monter à la bataille, alors qu’il était chef de l’armée d’Israël. C’est une femme, Déborah(juge en Israël à cette époque) qui récolta les honneurs de la victoire (Juges 4,9).

Quand les hommes que Dieu a appelé, n’ont pas assez de foi pour tenir leur rang, ce sont souvent des femmes qui leurs montrent l’exemple. Nous manquons d’Hommes dans le peuple de Dieu ; je parle de gens qui tiennent leur place ; celle que Dieu leur a assigné. Heureusement en de tels cas, il y a souvent une femme qui se trouve là opportunément…!

-SAUL, roi d’Israël, lui, à l’inverse, tenait trop à la sienne. Il affronta courageusement l’adversaire, dans “la bataille de trop”, ALORS QUE L’ONCTION LUI AVAIT ETE RETIRE par Dieu Lui même(1 Sam. 15,28) pour cause de désobéissance grave. Cet homme représente un puissant exemple de combattant courageux mais ayant négligé de se sanctifier avant d’aller à la bataille. De surcroit, il s’entêta à occuper une place qui n’était plus la sienne, face à l’adversaire. Il en mourut piteusement, entraînant son fils dans cette tragédie. C’est à David, que revenait cette place qu’il ne voulut pas laisser.

S’il y a des Baraq dans le peuple de Dieu, il y a aussi des Saül. Les uns n’occupent pas leur place face à l’adversaire ; les autres à l’inverse la tiennent trop longtemps, s’usent, et ne voient où ne veulent voir la relève que Dieu a pourvu, afin de leur éviter tout drame.

-DAVID, dans l’adversité et plus spécialement face à l’adversaire, s’est caractérisé par son respect de lui. Ainsi, il ne porta aucun jugement ni insulte contre lui. L’archange Michel en fit de même(Jude 1,9).

Aujourd’hui, dans l’Eglise du Seigneur, il n’est pas rare de trouver des gens qui se font un devoir et même un plaisir de “casser la gu….” à satan. Il s’agit d’une déviation profonde en matière de combat spirituel ; qui n’autorise pas d’autres à en faire un prétexte pour déserter cet exercice, au demeurant parfaitement biblique et néotestamentaire(Eph.6,12).

-PAUL l’apôtre, à qui appartient ma dernière citation biblique à ce stade du texte, a lui même aussi géré l’adversité de plusieurs façons. Dans le chapitre 16 du livre des actes(v.18), lassé par le comportement d’une femme, il lui envoie “un missile spirituel” qui ressemble à un véritable braquage. Paul est un homme qui veille à être rempli de l’Esprit ; il peut donc s’adonner à ces activités de “braqueur”(non par plaisir mais par nécessité). Si les chrétiens et pasteurs voulaient bien être plus sérieux et consacrés à Dieu, ils pourraient en faire autant…avec réussite aussi. La nuit qui suivit ce fait d’arme, Paul était en prison avec Silas son ami. Ils louaient Dieu (il ne s’agit pas de clameur cette fois ci), et l’adversité s’en trouva pulvérisée ; il y eut beaucoup de prisonniers dont les chaînes tombèrent(Actes 16,25 et 26).

C’est entièrement vrai que la seule louange brise le joug de l’adversaire(Je m’écris : loué soit l’Eternel et je suis délivré de tous mes ennemis ! Ps. 18,4) ; mais c’est entièrement faux de penser qu’il suffit toujours d’agir ainsi, comme Paul et Silas dans leur prison, pour obtenir les mêmes résultats. Il est dangereux d’ignorer le combat spirituel et le diable ; la Bible, Jésus et Paul ne l’ignorent pas. Le diable apparaît dès le 3ème chapitre de la Genèse ; Jésus nous a dit, A TOUS, de chasser les démons, et Paul a dit : “résistez lui !” Bien sûr, trop “s’occuper” de lui, c’est trop “d’honneur” lui faire ; et la gloire n’est qu’à Dieu seul. Mais les pasteurs en premier lieu, devraient posséder la science et la puissance de se dresser devant lui quand il asservit le peuple de Dieu. Certes, le Seigneur sait toutes choses ; tantôt Il nous demande d’agir d’une façon, et tantôt d’une autre…toutes bibliques. Si nous n’avons qu’un accueil sélectif de l’enseignement de la Parole, nous ne seront pas vraiment à notre place où Dieu nous attend. 

Paul a aussi donné un enseignement dans sa lettre aux Ephésiens (6, 10 à 18)concernant les armes spirituelles; que certains comprennent mal, car ils en ont entre autre, une approche “mathématique”. On y trouve en effet 5 armes perçues comme défensives ; et la 6ème, seule offensive. D’où la conclusion qu’ils voudraient imposer : face à l’adversaire, nous sommes des gens dont le comportement doit être bien plus défensif, qu’offensif. Il s’agit là bien sûr d’un argument fortement démobilisateur face à l’ennemi, dans le domaine du combat spirituel, et qui l’arrange beaucoup. Disons que satan remercie chaudement tous ceux qui pensent ainsi…!

En réalité Paul parle d’une LUTTE(Eph. 6,12). Il dit que nous sommes en LUTTE. Celle ci n’est pas contre les personnes de chair, mais d’esprit. Contre toutes les puissances. Cette lutte ne se fait-elle que par le moyen de la louange ? Nous avons vu que la bible dit que non.

Les 5 premières armes sont : -une ceinture-une cuirasse-des chaussures-un bouclier-un casque. La 6ème est une épée.

Qu’est ce que cela signifie ?

Cela signifie que nous avons là une description d’un soldat, équipé POUR FAIRE LA GUERRE. Toutes les armes défensives de ce soldat ne lui servent pas à être passif, mais à le protéger afin qu’il reviennent vivant et victorieux de la bataille.

Certes le chrétien est d’abord un adorateur de Dieu(Jean 4,23 et 24), mais il est aussi un combattant, un soldat, qui est en campagne comme le dit Paul(2 Tim 2,3 à 4) ; ou un sportif(v.5). Les mots “combattre et combattant” reviennent souvent dans les écrits de Paul ; pourquoi ?…

Evidemment, il est indispensable de savoir et expérimenter que la bataille que nous menons appartient au Seigneur. Nous combattons certes, mais DANS LE REPOS DE LA FOI ; quoiqu’il en soit, nous serons vainqueurs(Ro.8,37).

La louange comme le combat spirituel sont des exercices que Dieu veut que nous accomplissions, mais jamais sans la foi en Lui. C’est la même chose pour la prière ; Jacques parle de la prière…DE LA FOI, qui sauvera le malade(Jacq.5,15). Certains prient avec la prière DE LA PEUR…Qu’ils se taisent, et laissent d’autres prier. S’ils prient néanmoins, que ce soit avec la prière de David : Psaume 51,12. Après un certain temps, ils pourront prier la prière de la foi, qui est d’une toute autre dimension que les “miaulements”que nous entendons trop souvent dans nos églises.

L’adversité se gère dans la louange à Dieu, dans le cri du combat contre l’ennemi, dans la prière fervente, au milieu de la sainteté, et dans un bain de foi ainsi que de charité.

Vous ne pouvez rien enlever de tout cela sans risquer de mourir au combat, ce qui n’est pas la volonté de Dieu ; ou qu’Il vous reproche de vous planquer dans les lignes de l’arrière du front.

Mes amis, l’adversité, sachons la gérer…avec équilibre. Celui de la Parole de Dieu, et non celui de nos petites conceptions trop limitées.

 Affectueusement à vous tous et sans prétention,

Philippe

Voudrais tu retrouver tes rêves ?…Car ils attendent leur accomplissement.

Il était une fois en Israël, dans la nuit des temps, un jeune homme de 17 ans, qui rêvait…

Ses rêves étaient prophétiques ; c’est à dire qu’ils venaient de Dieu, et lui annonçaient ce qui allait se passer, le concernant.

Dans sa candeur, cet adolescent du nom de Joseph en fit part à son papa ; un homme illustre s’appelant Israël. Mais Israël ne pris pas au sérieux les rêves de son fils, et il le réprimenda.

Joseph partagea aussi ses rêves avec ses 10 frères ainés, qui déjà ne l’aimaient pas ; désormais ils le haïrent profondément, au point de projeter sa mort.

Que pouvait donc éprouver Joseph, réprouvé par toute sa famille, à cause de ses rêves ? Nous ne le savons ; nous ne pouvons que le supposer… Chez moi, comme chez vous peut-être, il y a une pièce qui sert de débarras ; j’y entasse tout ce qui ne sert pas ou plus ; tout ce qui ne me semble plus d’actualité, ou pas pour la saison présente.

Marie avait reçu un fabuleux rêve, qu’un ange de Dieu lui avait apporté ; un rêve messianique, au centre duquel elle se trouvait ; ce rêve disait qu’elle avait été choisie pour porter et mettre au monde, le Sauveur d’Israël, et de tous les peuples de la terre. Ce rêve, le plus beau de tous les rêves, adressé à une femme, une Israëlite, fut partagé et confirmé par son noble fiancé, ainsi que par Zacharie et Elisabeth, des membres de sa famille, qui tous, connaissaient l’Esprit de Dieu.

Joseph, ce jeune homme du livre de la Genèse, et Marie, matrice de la Nouvelle Alliance dans son avènement terrestre, ont deux histoires qui se ressemblent. De Plus, tous deux ont su ne jamais renoncer à leur rêve, et attendre patiemment le temps de sa réalisation. Pour Joseph, combien d’années d’attente ? Je ne sais…Dix ans peut-être, ou plus..? Pour Marie, nous le savons : trente ans. Trente ans pour voir son rêve, dans son total accomplissement : ce fils, son fils, Le Fils de Dieu, répandre partout en Israël, et à profusion, la Faveur Divine ; dans les coeurs et les corps, du peuple visité par le Fleuve de l’Amour du Père ; un fleuve nommé PARDON RECONCILIATION et SALUT.

Mais un “détail” différencie Joseph, le fils d’Israël, de Marie mère de Jésus.

Le premier partagea ses rêves avec sa famille, ses proches ; tandis que la seconde ne dit rien à personne… C’est le Seigneur Lui même qui se chargea de le faire.

Oui, les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes(1 Co. 14,32) ; mais cela signifie t-il que l’un d’entre eux doit toujours en référer aux autres quant à ce qu’il a reçu ? Sûrement pas ! Car “les autres” ont certes l’Esprit de Dieu, mais aussi le leur… Israël connaissait son Dieu, l’Eternel, mais n’a pas reconnu le rêve de son fils, comme venant de Son Dieu ; ainsi, il est allé dans le sens de ses autres fils, les frères de Joseph, pour tuer le rêve de ce dernier.

Il est vrai que l’Eglise a si souvent tué les rêves de ses enfants, avec la bénédiction de ses chefs les plus illustres…Faites attention quand vous voulez partager un rêve avec quelqu’un…qui “semble” plein du Saint-Esprit. Il est aussi écrit d’éprouver les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu(1 Jean 4,1).

Mais, mon frère, ma soeur, veux-tu aller visiter ton débarras aujourd’hui ? Veux-tu le faire avant ce soir ? Parmi tout ce que tu retrouveras, y a t-il quelque chose d’autrefois dont tu n’as jamais pu te défaire ?…Parce que sans cesse, bien que tu l’avais rendu à Dieu, Lui même de Sa Voix douce et insistante, t’a souvent demandé de le reprendre. N’a t-Il pas d’ailleurs placé sur ta route, des “fiancés”, des parents apostoliques, à qui tu n’avais rien dit, mais qui t’ont tout dit…comme pour Marie ?…

Mon frère, ma soeur, en cette année nouvelle qui commence ; laisse l’Esprit du Seigneur te toucher dans tes entrailles , accueille Le, car il veut redonner vie à tes vieux rêves d’autrefois ; il est temps maintenant que tu te lèves pour les accomplir avec Lui.

A quoi dois-tu te repérer pour savoir que c’est Le Temps ? A tes vieilles attaches qui ont disparu, et qui t’empêchaient d’accomplir tes rêves. Joseph avait perdu tout ce(ceux) qui lui était cher(s). C’est ainsi qu’il s’est trouvé libre d’accomplir les rêves qu’il avait reçu, ce dépôt prophétique qui sommeille dans le coeur de tant d’enfants de Dieu.

Cette année, le Seigneur va conduire beaucoup de ses enfants à revisiter leur débarras. Il s’y trouve des trésors incalculables et endormis…dans “ces grottes de Qumran”, que les Cananéens de vos vies(que vous regardez comme n’ayant pas votre profil), envoyés par Dieu, vous aideront à retrouver.

Amis lecteurs, reprenez votre espérance ; car ce que tu vois Dieu te le donne ; et ce que tu avais égaré, le Seigneur te le rend…maintenant que tu es libre.

L’ennemi est un voleur, mais le Seigneur est bon…,

pour toi en 2009.

Tu le déclares avec moi pour toi ?

Philippe Frémondeau

Un homme et ses deux femmes…

Chers amis lecteurs, s’il est incontournable que le Nouveau Testament ne permet pas à un homme d’avoir deux femmes (1 Corinthiens 7,2), et qu’il faut y voir là quelque chose de prophétique ; il peut néanmoins sembler curieux qu’il en soit autrement dans l’Ancien Testament.

Dieu qui ne change ni ne varie (Jacques 1,27), serait-Il finalement évolutif ?…

En effet, dans l’Ancien Testament, il y a le cas d’Abraham, qui eut en quelque sorte deux épouses : Sara, celle qui est légitime ; et Agar, la servante de la première.

Saraï signifie “princesse”. Elle est vraiment l’Epouse de son mari, mais elle pense que Dieu l’a rendu stérile (Genèse 16,2) ; elle en souffre et se déconsidère. Cela va la pousser, à imaginer “la solution Agar”; c’est ainsi qu’elle va envoyer cette dernière vers son mari pour avoir une descendance.

Beaucoup d’enfants de Dieu ne savent pas qu’ils sont “ses princes et ses princesses”. Ils ne connaissent pas non plus les promesses et la miséricorde de Dieu. Comme Saraï, ils pensent qu’Il les a rendu stériles ; que c’était sa volonté. Mais dans leurs souffrances, ils ne peuvent s’empêcher de chercher des solutions de remplacement nommées “Agar”.

 Agar signifie “errement, étrangère”.

Il y a beaucoup de Saraï dans le peuple de Dieu. Leur profil est une méconnaissance de leur Dieu et de son Amour…qui a pour conséquence une méconnaissance d’eux mêmes, et de leur Appel dans Sa Grâce. Ainsi, sans renier en surface le nom de Dieu, ils font obstacle à Sa Bénédiction sur leurs vies ; mais comme ils veulent tout de même être un peu heureux, ils vont se débrouiller par eux mêmes, en usant de “ces solutions Agar”; ces errements, étrangers au Seigneur et à sa Grâce.

Dieu se décourage t-il d’eux ? Non, car Il a quand même béni Saraï (princesse pour son mari), en la faisant devenir Sara (princesse pour beaucoup).

Sara a eu un enfant bien à elle, selon la promesse de Dieu ; au passage, Il l’a purifié en lui montrant qu’Il ne rend stérile personne. En effet, ce n’est pas Dieu qui nous rend stérile, mais plutôt notre regard sur Lui et sur nous ; c’est à dire notre manque de foi en Lui, pour nous.

Comme Saraï est devenue Sara, de nombreux enfants de Dieu vont passer de la stérilité à la fécondité !  Ils éviteront ainsi que des Agar, qui ne demandaient rien, qui étaient bien dans leur condition, ne rejoignent ces Saraï dans leur souffrance (les problèmes découlant de la désobéissance).

Peuple de Dieu, tu n’as pas besoin d’Agar, cette solution de rechange ! Si tu as vécu comme une Saraï, repends toi, et deviens maintenant une Sara ; La Princesse, fiancée du Seigneur ; Son Unique (Cantique 6,9).

Le Seigneur a plusieurs prétendantes, mais une seule sera Son Elue ; pour qu’elle le soit, elle devra cessée d’être esclave, pour devenir la femme libre. La femme esclave est loin, la femme libre est proche, de Dieu ; dans son intimité ; dans son sein, passionnée de Lui.

Agar, image de la femme esclave, est aussi celle qui est invitée à s’approcher d’Abraham, par l’intermédiaire de Saraï ; elle en recevra effectivement une bénédiction (Ismaël qui signifie “Dieu entend”, donc Dieu qui exauce…quand bien même ce n’était pas son plan), mais en forme “d’âne sauvage, qui sera contre tous, et tous contre lui”…(Genèse 16,12).

S’approcher de Dieu par intermédiaire peut donc permettre de recevoir une bénédiction ; mais pas La Bénédiction, celle du Plan de Dieu.

Abraham eut ainsi une descendance, et entre autre un petit fils nommé Jacob. Sur le plan matrimonial, il fit “mieux” que son grand père, puisqu’il eut, malgré lui, deux épouses légitimes, et aussi des enfants de leur servante respective. Il connut donc quatre femmes, dont il eut douze enfants.

Jacob aima Rachel, sans doute d’un amour à faire rêver beaucoup de coeurs. Mais son oncle usa de ruse pour que Jacob épousa sa soeur Léa. Ce qui ne l’empêcha tout de même pas d’épouser aussi RACHEL, L’AMOUR DE SA VIE.

Léa eut beaucoup d’enfants, apparemment sans que cela n’altère sa santé. Rachel, au départ stérile elle aussi et pendant longtemps, dûe attendre pour avoir enfin un enfant de Jacob ; elle en eut même un second, mais elle mourut en couche…

Le profil de ces deux femmes sont deux mentalités présentent aujourd’hui dans l’Eglise du Seigneur. En effet, on peut dire que Léa “a fait” dans la quantité, tandis que Rachel plutôt dans la qualité.

L’esprit de Léa veut que pour être de bons parents bénis, il faut avoir beaucoup d’enfants.

L’esprit de Rachel lui, souligne plutôt que de bons parents font de bons enfants.

Les enfants de ces deux femmes n’ont qu’un seul père, mais pas la même mère.

La suite du récit biblique montre que “les enfants de la quantité” chercheront à mettre à mort “l’enfant de la qualité”. Mais finalement ce dernier règnera bien sur les précédents, qui entre temps, auront appris à devenir eux mêmes “fils et frères de qualité”.

L’enfant de la qualité est cette église philadelphique, peu nombreuse, faible et ainsi méprisée pour un moment. Mais passé ce temps, les enfants de la quantité, ces autres églises, viendront comme les frères de Joseph devant lui, se prosterner et reconnaître leur égarement (Apoc. 3,8 et 9)

Ainsi, l’esprit de Léa, encore bien présent aujourd’hui dans l’Eglise du Seigneur, sera vaincu et laissera toute la place à celui de Rachel ; cette femme qui est morte de ses souffrances, un peu comme son enfant Joseph fut déclaré mort lui aussi ; cette femme qui ressuscitera (par sa mentalité) comme Joseph ressuscita lui même pour régner sur sa famille et par le moyen de l’Egypte ! Car l’Egypte, symbole du monde, accueillera favorablement l’esprit de Rachel, bien plus vite que l’Eglise. L’Egypte appréciera les chrétiens de qualité de façon bien plus spontanée que l’Eglise.

Au début de l’Apocalypse, Dieu parle de Ses Eglises. Mais à la fin, il n’est plus question que de l’Epouse de l’Agneau.

L’Agneau n’épousera pas plusieurs femmes, mais une seule. Les enfants de Léa s’inclineront pour rejoindre ceux de Rachel. C’est le peuple de Joseph qui sera sauvé ; Joseph, préfigure du Seigneur Jésus Christ, Messie d’Israël et des Païens qui auront le coeur de Rachel et de Joseph.

Dans l’Ancien Testament, quand un homme a plusieurs femmes, c’est le symbole de la patience de Dieu, qui attend que celles ci soient unis en Son Fils, pour ne plus en faire qu’une seule… Et Jacob aima Rachel ; il l’attendit SEPT ANNEES, qui furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait (Genèse 29,20).

De même Christ attend patiemment pour épouser son Elue ; Il attend qu’elle soit prête, tout le temps qu’il faudra, parce qu’Il l’aime.

La fiancée a t-elle compris cela ? L’aime t-elle du même amour, pour l’attendre elle aussi avec le même coeur brûlant ?

Veut-elle bien ne pas tenter de Le rejoindre dans sa chambre avant d’être son épouse ?(Occultisme et négation de la croix ; fornication et union “libre”)

L’amour est patient ; ne cherche pas son intérêt et bannit la crainte. Voilà cette dimension qu’ont à retrouver ceux qui ont peur de se marier. C’est celle du Seigneur, qui attend avant de se marier, mais qui le fait le moment venu.

Le Fiancé n’évolue pas ; il n’en a pas besoin, Il est prêt depuis 2000 ans.

C’est la Fiancée qui doit s’apprêter ; c’est elle qui évoluera ; c’est Saraï qui deviendra Sara ; et c’est Léa qui deviendra comme Rachel.

Que le Seigneur Jésus, notre Messie qui vient, bénisse chacun de vous.

Philippe.

Le pardon, et le pardon.

Où bien pour être plus clair chers lecteurs, parlons plutôt de repentance et de pardon… “à l’horizontal”, c’est à dire entre nous, les humains.

Car à ”la verticale”, c’est à dire entre Dieu et nous, les choses sont simples : tout dysfonctionnement dans la relation ne peut venir que de l’humain ; c’est ce qu’on peut appeler une histoire en noir et blanc. Ainsi, il appartient à l’homme de se repentir envers Dieu, quand cela s’impose, mais en aucun cas de Lui pardonner, car l’homme n’a jamais un réel grief contre Lui, même si dans ses égarements il peut s’en inventer.

Tandis qu’entre nous les humains, les données ne sont pas les mêmes. Au contraire d’avec Dieu, il y a des tors des deux côtés, plus ou moins à chaque fois ; car personne n’agit jamais parfaitement.

Quand nous lisons la parabole du fils prodigue (Luc 15), il y a deux approches possibles : ou le père est une figure de Dieu, ou il est un homme tout à fait ordinaire.

La première approche est recevable car nous ne voyons aucun défaut de comportement chez ce père, qui au contraire fait preuve d’une extraordinaire noblesse dans toutes ses attitudes. Difficile ainsi de ne pas penser au Père d’en Haut…

La seconde l’est aussi, car Jésus décrit une histoire qu’il situe chez les hommes, entre eux, dans une famille de la terre ; et le lecteur sérieux doit s’interdire de la transposer systématiquement ailleurs.

Toutefois pour ces deux approches, il n’y a qu’un récit.

Celui ci ne montre pas que le fils pose des conditions à son retour, et à sa réconciliation avec son père. Le fils n’en a d’ailleurs pas les moyens, il est en situation de vaincu ; c’est à dire qu’il s’est vu tel qu’il est, et qu’il a vu sa faute telle qu’elle est. On appelle cela “assumer”.

Malheureusement, souvent, il n’y a pas grand monde pour être comme ce fils prodigue qui revient, en “assumant”. Généralement, nous faisons comme Adam : “c’est la femme que tu as mise auprès de moi qui…”(Gen. 3,12). Nous faisons même comme Eve : “c’est le serpent qui m’a induite en erreur…”(Gen.3,13)

Conclusion : j’ai péché, mais je suis plutôt victime que coupable. Au passage d’ailleurs, comment se fait-il que Dieu n’est pas mis une femme plus fiable que cela aux côtés d’Adam ; et que faisait ce serpent dans le jardin… pourquoi Dieu a t-il permis qu’il y soit ?

Et c’est ainsi qu’Adam et Eve ont montré comment il fallait s’y prendre pour ne pas assumer…leurs fautes. La question personnelle est de savoir si en temps que chrétien, je suis fils d’Adam ou fils de Dieu ?

Hélas, aujourd’hui, la vraie repentance se fait rare. Des gens, parmi les chrétiens, qui admettent leurs fautes, le font dans l’esprit d’Adam et Eve. C’est à dire, j’ai fauté, mais on m’a bien aidé à le faire… j’ai eu de forts mauvais exemples, et si je n’avais pas hérité d’un tel esprit de famille, je n’en serais pas là…

Mais ce n’est pas ainsi qu’a réagi le fils prodigue. Il n’invoque rien qui le disculpe ; il ne met en cause ni son père ni son frère ni personne d’autre ; il dit : j’ai péché contre le ciel et contre toi, mon père (Luc 15,21).

Chers lecteurs, notez qu’au verset précédent, avant même que ce fils n’ait eu le temps de confesser sa faute à son père, celui ci l’a accueilli et pardonné pleinement.

Autrement dit, il y a donc se repentir vraiment et sans tergiverser, mais il y aussi donner le pardon, également de tout coeur (avant même que notre adversaire se soit humilié).

Le pardon se demande, et le pardon se donne. Ce sont deux attitudes distinctes et complémentaires.

Donner le pardon n’est pas facile ; le demander encore moins peut-être.

Donner le pardon exige la capacité d’oublier…les fautes de l’autre. C’est un effort, dans notre orgueil.

Demander le pardon implique que soi même on a été coupable. C’est un abandon de notre orgueil.

Non rarement dans ma petite existence, j’ai vu un pardon accordé par des personnes qui ne s’inquiétaient guère de le demander à leur tour à leur prochain, comme s’il était évident qu’elles n’avaient absolument aucun tors envers celui ci… Et c’est ainsi qu’après une telle “séance”, les choses s’aggravèrent au lieu de s’améliorer.

Je dirai donc que le pardon selon l’Esprit de Dieu et l’exemple de Jésus (Père pardonne leur car ils ne savent ce qu’ils font), se demande sans réfléchir à la part de culpabilité de l’autre, et sans relativiser la sienne. Le pardon se donne, comme Jésus l’a fait à la croix ; c’est à dire quand mon adversaire est en train de me trucider.

Suis je capable de cela ? Non sûrement !

Mais dois je écouter mes sentiments ou la voix de Dieu ?…

…Suis je incapable de l’appeler au secours au milieu de ma colère ?

Je prierai ; je dirai : “Seigneur, je te donne la colère que j’ai dans mon coeur, et j’accueille ton esprit de pardon qui va me permettre de pardonner”. Et je Lui ferai confiance qu’Il opère ainsi en moi.

Personne d’entre nous ne vit sans avoir été pardonné. La vie n’existe pas sans pardon. Dieu nous a parfaitement pardonné en Jésus-Christ son Fils ; sachons le en regardant la Croix et la Résurrection.

Pas de pardon accordé en fonction de l’évolution de l’autre ! Pas de pardon demandé en s’accordant des circonstances atténuantes !

La vertu du pardon ne s’acoquine d’aucun marchandage.

Au delà même de ce qui a été dit dans cet article jusqu’à présent, il convient d’ajouter en forme de conclusion que le vrai pardon n’est pas seulement une attitude, mais d’abord une personne.

Jésus-Christ est Le Pardon de Dieu ; Celui du Père ; de Notre Père, à nous qui croyons en Ce Pardon (les autres ne reconnaissant pas qu’ils sont coupables et que Le père leur a pardonné, n’entrent pas dans la jouissance de Ce Pardon, le jugeant inutile pour eux).

Pour savoir comment pardonner, je regarde Le Pardon ; je Le contemple et je Le laisse façonner mon coeur qui en a bien besoin.

Dans les temps derniers et l’Eglise Finitive, le vrai Pardon sera redécouvert et massivement pratiqué dans le coeur des croyants. C’est ainsi que des foules de malédictions seront dissoutes et que des vagues de Grâce déferleront sur le peuple de Dieu, purifié, en témoignage ultime à la terre, avant le gong final.

Bien à vous chers lecteurs,

 Philippe.

Dieu ne se comprend que par La Croix

Chers amis lecteurs,

 compte tenu des inclinations et opinions ambiantes, imbriquées avec certains ressentis intérieurs, touchant une part grandissante de la population dans nos contrées, j’ai pensé que ce propos qui va suivre, pourrait s’en trouvé légitimé dans son contenu.

 En effet, j’ai de plus en plus tendance à penser que sur la question “Dieu”, dans sa relation à l’humain, il y a un malentendu qui ne cesse de s’élargir, et qui a pu prendre une échelle désormais mondiale.

Chercher Dieu devient la préoccupation d’un nombre grandissant de gens. Le monde connait un appétit spirituel qui est comme un stunami. Ainsi, toutes les philosophies, d’où qu’elles viennent, s’invitent pour répondre à cet appel relativement universel.

De cette offre à 360°, certaines conceptions, pas forcément nouvelles, se révèlent justement comme résistant bien à l’érosion du temps. Je pense notamment au fameux “nous irons tous au paradis”. Ainsi que “Dieu est amour, Il ne permet pas que le mal t’atteigne”. Ou encore “Il est plein de compréhension, pas étriqué du tout, il te soutient quoique tu fasses”…quoique tu fasses…

D’autres mots ou concepts semblent à l’inverse être peu en vogue, ou simplement bannis. C’est le cas de la malédiction, du péché et de la culpabilité par exemple.

Lire la Bible, qui est tout de même la source de base concernant Dieu, ne semble pas non plus être une logique qui s’impose d’elle même.

Partout ailleurs dans ce monde, pour s’enrichir dans un domaine quelconque, on va forcément à la source d’expérience et d’information correspondante ; mais pas là.

En effet, pour chercher Dieu, on ne lit pas la Bible…Bizarre ! Comme disent les jeunes : trop bizarre !

Il faut dire qu’au fil des siècles, on a aussi présenté un Dieu bizarre : un Dieu sévère, qui voit tout, qui ne laisse rien passer et qui punit, qui flingue. Alors, lasse de ce portrait, le monde a refaçonné Dieu. Il s’est alors passé un phénomène bien humain et bien connu : celui du balancier. C’est ainsi qu’on est passé d’une présentation très punitive de Dieu, à une autre complètement laxiste. Aujourd’hui, beaucoup ont de Dieu ce portrait, qui leur fait croire qu’Il ferme les yeux sur tout ; qu’Il pardonne sans condition ; qu’il faut se détendre, car il n’y a pas de quoi s’alarmer ; Son Coeur d’Amour est immense, allons donc en paix, il n’y a pas “le feu au bocal”.

S’il est vrai qu’une certaine lecture de l’Ancien Testament peut rendre l’image d’un Dieu austère ; je crois qu’il est impossible de trouver dans le Nouveau Testament, celle d’un Dieu complètement débridé, en l’absence d’aucune règle.

Chers lecteurs, vous ne voulez plus d’un Dieu austère ? Moi non plus.

Vous croyez au Dieu débridé ? Moi aussi…

…Au Dieu qui pardonne tout ? Moi aussi…

…Qui déculpabilise ? Moi aussi…

…Au Dieu qui apporte une détente intérieure réelle ? Moi aussi…

…A ce Père, ce Papa qui chérit ses enfants ? Moi aussi !

Et si moi aussi j’ai cette image de ce Dieu Père, c’est parce que je crois… en La Croix. Sans cette Croix, je ne crois pas et n’accède pas à ce Père, Mon Père céleste.

Or, je crains bien que beaucoup aujourd’hui, s’imaginent pouvoir accéder au Père, sans nécessairement passer par la Croix.

Qu’est-ce que je veux dire ?

Je veux dire qu’effectivement, Dieu a tellement aimé chacune, chacun d’entre nous, qui étions mauvais, pécheurs  coupables et maudis ; qu’Il a décidé de faire mourir Son Fils Jésus Christ, à notre place, pour que de perdus que nous étions, nous soyions finalement sauvés. (Jean 3.16)

Le drame de la Croix, fut une Oeuvre qui nous a libéré de la malédiction. Puisque je crois en Elle, la malédiction n’existe plus pour moi ; cette dernière est morte, en ce qui me concerne. La mention de ce mot ne m’inquiète pas, car en réalité un mort ne peut plus me nuire. Je suis né à La Bénédiction de la Croix, et je le dis !

Il en est de même pour le péché et la culpabilité. Oui, j’étais pécheur et coupable, par nature et par fait, mais la Croix m’a lavé de tout cela. Je n’ai pas peur de regarder en face ce que j’étais, car en le faisant, c’est surtout la Croix salvatrice, que je vois.

Ainsi, je me souviens très bien de qui j’étais, sans le nier, sans discuter, mais je vois surtout l’énorme amplitude de la Croix, avec le Sang de Christ répandu sur moi, comme une hombre perpétuelle, justificatrice, sous laquelle je suis venu me réfugier.

Ainsi, oui, je goûte au Dieu débridé d’amour pour moi ; à son pardon total ; je suis complètement déculpabilisé et détendu. Dieu est bien mon Papa ; et d’ailleurs, Jésus-Christ, Son Fils premier né, est là pour me le dire, Lui qui m’a sauvé, et qui est mon Ami.

Chers lecteurs, si vous croyez pouvoir accéder au Père d’En Haut, sans passer ainsi par la Croix, vous avez avalé un très gros mensonge. D’ailleurs, sans cette Croix, la foi chrétienne n’existe pas.

Chers frères et soeurs en Jésus-Christ, si vous ne dites pas ces choses autour de vous, vous ne faites pas votre travail de témoins de Lui ; Il vous a donné une responsabilité (Luc 9,2) et vous ne l’assumez pas (désolé pour cette culpabilisation…).

Si vous prêchez l’amitié de Dieu à quelqu’un, sans lui indiquer que ce fut seulement possible par l’Oeuvre de la Croix, vous lui dites un mensonge, qui pourra lui apporter un possible et réel réconfort sur le moment, mais qui à terme, ne le conduira jamais au ciel, c’est à dire plutôt en enfer (et qu’on ne dise pas que ce mot est absent de la Bible, car des tas d’autres variantes y sont, pour parler de la même chose).

Une fois que j’ai expérimenté la Croix, et que j’ai compris par quel acte immense, du Fils de Dieu, j’ai été tiré d’affaire, j’en éprouve forcément une infinie reconnaissance pour Lui. Je vais donc L’aimer, Le suivre, et faire ce qu’Il me demande avec grande joie.

Si à nouveau, en ce chemin, je fais encore des bêtises, ce qui arrive souvent, j’irai encore “à la Croix” pour être encore pardonné. Ainsi j’expérimenterai Son Pardon, Sa Grâce continuels.

Est-ce un jeu d’ailleurs ? Je pêche, mais ce n’est pas grave, car “quand je vire dans le rouge”, je m’empresse de courir à la Croix pour “arranger le coup”…

L’apôtre Paul répond non à ce genre de petit calcul (Romains 6,1). Car en effet, celui qui a suffisamment “vu” les souffrances de Christ en Croix, a vu aussi l’horreur du péché et ses conséquences. Il est un tantinet “vacciné” d’y revenir. Il n’est pas de ceux qui croient en la Grâce, tout en continuant d’aimer leurs péchés, et qui donc se livrent à ce petit (ou grand) jeu. En outre, il sait qu’en péchant de nouveau, de nouveau il offense le Coeur de Celui qui a déjà suffisament souffert sur cette Croix.

Cela veut-il dire que certains ne pèchent plus jamais ? Qu’ainsi, ils n’ont plus jamais besoin d’aller de nouveau à la Croix ? Je pense que ce genre de personne n’existe pas. Mais il y a ceux qui demeurent encore bien faibles, parmi lesquels beaucoup d’authentiques enfants de Dieu, sincèrement peinés de ne pas toujours parvenir à se défaire de ce qui les opresse ; et qui viennent ainsi au pied de la Croix, demander Grâce encore ; Grâce qu’ils obtiennent, car Dieu, l’Ami qui lit dans les coeurs, voit qu’il ne s’agit pas là d’un jeu volontaire de la part de ses enfants.

Mon ami lecteur, sois rassuré ; Dieu connait la sincérité de tes larmes, quand tu fais ce que ton coeur n’approuve pas, sans parvenir à y résister.

Bien sûr, en de tels cas, tu as sans doute besoin de délivrance ; tu peux alors à nouveau venir à la Croix, pour recevoir par la foi, que ton Sauveur a aussi brisé toutes tes chaînes, il y a deux mille ans. Il a dit : “tout est accompli” (Jean 19,30), donc aussi la délivrance de tes chaînes.

Tu peux te détendre ; relever la tête ; retrouver le sourire ; Il s’occupe de toi, puisque tu le Lui as demandé et que tu crois.

Mon ami, j’irai jusqu’à te dire qu’Il te déclare JUSTE, bien avant que tu en aies fini avec ta dernière faiblesse. Ceci parce que tu as décidé de regarder à Lui, par le prisme de la Croix.

Voilà son Amour. Goûte le ; goûte encore ; bois, enivre toi, c’est le Vin le meilleur.

Au terme de cette petite réflexion, je pose comme quelques questions : qui va concevoir Dieu par la Croix ? Qui va tenter de le faire sans la Croix ? Quelle voie sera la plus suivie ?

Beaucoup suivirent Jésus…pendant un moment…tant qu’Il leur disait des choses allant dans leur sens. Ensuite, Jésus connut la désertion autour de Lui (Jean 6,66). Est-ce bien toujours la majorité qui a raison ?

Et vous, que choisissez vous ?

Affectueusement à tous !

Philippe

Les conclusions hâtives et l’expérience minimaliste, vous connaissez ?

Chers lecteurs,

 êtes vous prêt à être…des obligés de Jésus ?

En Matthieu 14,22 Jésus “obligea ses disciples à monter dans une barque”. Je souhaite que nombreux soient ces chrétiens que Dieu, en quelque sorte, oblige à aller plus loin.

L’histoire qui suit ce verset nous raconte que Jésus a marché sur les eaux et comment Pierre, après quelques instants de surprise et de perplexité, a entrepris de le rejoindre.Ce récit bien connu peut faire penser à toutes ces expériences que les chrétiens font avec Dieu, et qu’ils racontent ensuite, autour d’eux, sans oublier d’être généreux dans les détails mettant en relief toute l’amplitude de ce vécu personnel, ainsi que la fidélité de Dieu qui ne se dément jamais.

Ainsi Pierre et ses amis ont connu la frayeur extrême de se trouver sur une mer démontée, avec le sentiment de jouer involontairement avec la mort… conséquence des obligation du Maître. Il y a déjà là quelque chose à méditer, et qui n’est pas spécialement banal. Mais je laisse à chaque lecteur le soin de le faire pour lui même.

Ensuite, notre équipage en les circonstances voit venir une silhouette bizarre, marchant sur l’eau… Ah, qu’est ce que c’est que “ce truc” ? Un fantôme !! Autrement dit, le diable quoi ! Aujourd’hui, nous dirions : bon, voyons ce que la Bible dit à ce sujet… les prophètes ont-ils annoncé que le Messie marcherait sur l’eau ? Non, semble t-il. Donc, nous sommes en présence d’une manifestation non biblique, donc pas de Dieu. Au demeurant, LA BIBLE DIT : il (le diable)vient déguisé en ange de lumière, pour séduire les élus… Alors, attention à ne pas ajouter foi à tout esprit, et surtout pas à celui là. Voilà une analyse très sage, bibliquement charpentée, et présentée par des gens qui font références dans l’Eglise du Seigneur…

Oui.

Sauf que dans cet épisode, bien que peu d’éléments laissaient à penser que ce fut le Seigneur Jésus qui arrivait, c’était bien de Lui quand même qu’il s’agissait. Nos amis les disciples, ont peut-être, un peu comme leurs successeurs actuels, crier trop vite au loup. C’était peut-être de leur temps, un réflexe bien rodé, comme c’est aussi le cas aujourd’hui.

Deux questions me viennent à l’esprit : y a t-il quelqu’un qui ait du plaisir à se faire traiter, disons de diablotin ?… de surcroit par les gens de chez le Seigneur ?… Et le Seigneur Lui même apprécie t-il de faire l’objet du même traitement ? Peu problable n’est ce pas…?

Une troisième question : un phénomène qui se manifeste, dont on ne trouve pas trace dans la Bible (où qu’on croit ne pas trouver), est-il forcément diabolique ?…

Revenons au texte. Matthieu 14,26 : face à cette manifestation, Pierre et ses amis visiblement n’en éprouvait aucune paix… Donc, vraiment pas de Dieu cette affaire ! Car si c’est Lui, on a La Paix ! Pourtant le texte nous indique que ce n’est pas systématique et immédiat. Ceci n’est pas discutable.

Verset 27, Jésus s’efforce tout de suite de rassurer les siens. Verset suivant, Pierre en leader déjà évident, prend une bonne initiative pour vérifier s’il s’agit bien de Jésus.

 Excellent.

Verset 29, la réponse de Jésus est nette, et c’est alors que Pierre va vivre une expérience extraordinaire : il sort de la barque pour se porter au devant de ce qu’il croyait être au départ un fantôme… Pierre évolue très vite ; plus vite que beaucoup de ses descendants actuels peut-être… Il est même presque trop rapide, car-pardonnez moi, j’y reviens-mais il n’a même pas pris le temps de consulter les Ecritures…! N’empêche, il a quand même consulté Celui dont le nom est “Parole de Dieu”(Apoc. 19,13). Mais transposons ce moment à notre époque, certainement qu’il y aurait des pours et des contres dans l’évaluation de la méthode, et que ça chaufferait sur les blogs évangéliques…! Or, si Jésus lui a fait des reproches, ce n’est pas sur ce point.

…Et voilà que Pierre marche lui aussi sur l’eau, à la rencontre de Jésus. Expérience inoubliable, impensable ! Déjà voir Jésus le faire est tout à fait extraordinaire, mais qu’il le fasse à son tour, doit le vider de toutes ses exclamations…! Sans parler de ceux qui sont rester en arrière, à regarder cela en témoins directs ; pas mal non plus pour eux.

Imaginons que l’un d’entre eux revienne aujourd’hui, bien authentifié, et qu’il se propose de nous raconter cela, par exemple au stade de France ; il y en aurait une belle recette ! La très grande majorité des auditeurs se réjouirait d’entendre de telles choses !

Pourtant dans le verset 30, l’expérience de Pierre connait un cafouillage, qui le fait s’enfoncer dans l’eau. Qu’à cela ne tienne, il appelle tout de suite le Seigneur à son secours ; et Lui qui est effectivement si fidèle, ne le laisse pas se noyer mais le saisit dans l’instant et le sauve. Merveilleux, réellement ; et je le dis sans ironie, qu’on se rassure.

Mais Jésus n’est pas satisfait de ce qui vient de se passer. Il le dit à Pierre. Et le lecteur avisé de conclure que s’il est merveilleux que Pierre ait ainsi fait des pas sur l’eau, à la rencontre du Seigneur de surcroit, il aurait pu en faire beaucoup plus, et ne s’enfoncer à aucun moment. Certes, je n’aurai sans doute pas fait mieux que lui ; mais est ce une raison pour ne pas écrire ce propos ?

Les autres disciples auraient pu suivre Pierre eux aussi, mais aucun d’eux n’a bougé. Tous ensemble, ils auraient pu se retrouver ainsi sur les flots déchaînés, et s’y offrir une petite (ou grande) ballade. Voire, entamer une réunion de prière…

Quelques pas sur l’eau, par le plus courageux d’entre eux, c’était forcément à mettre dans les annales néotestamentaires ; mais je le redis, Jésus au final ne s’est pas montré satisfait de ce qu’il a vu. N’empêche, tout le monde l’adore dans la barque, et dans une nouvelle révélation de lui. N’empêche Lui, le Seigneur, attendait une autre prestation de ses disciples.

J’ai quelquefois le sentiment qu’on se congratule de nos expériences extraordinaires, ainsi qu’on en glorifie le Seigneur sans nuance… pendant que dans le ciel, ce Seigneur soupire parce qu’on s’est finalement contenté de quelque chose de minimaliste. Nous sommes heureux de ce que nous avons eu, alors qu’Il voulait nous en donner beaucoup plus. Le Seigneur est Le Donneur, … frustré par excellence.

Seigneur, donne moi juste le smic ; je ne t’en demande pas plus…

Mes amis, s’il n’est pas faux que l’évangile de prospérité est à revoir dans son contenu, c’est également la même chose pour l’évangile de pauvreté.

S’il est vrai que le premier est insupportablement arrogant, le second consiste à sortir dehors, en se mettant des chaussettes, mais pas des chaussures…

Prenons la mesure de la bonté extravagante de Dieu. Cessons de Lui demander le minimum ; grandissons dans notre compréhension de Lui, de Son Coeur généreux et de sa Parole.

Le monde le verra, et qu’en pensera t-il ?

 Affectueusement à chacun de vous, en Lui, Le Dieu Maximum.

Philippe.

Communiquer la Grâce, un défi permanent.

Chers lecteurs,

 il me semble que dans nos jours actuels, le Saint-Esprit va nous emmener, nous qui croyons et cherchons comment dire à d’autres ce que nous avons reçu, vers une communication nouvelle pour y parvenir.

Il s’agira de découvrir la Parole de Dieu dans une profondeur de révélation jamais atteinte ; ainsi que la dépendance au Saint-Esprit, également dans une importance jamais atteinte.

Il s’agira de remettre en cause les shémas d’action et de comportement avec lesquels nous avons fonctionné jusqu’à présent et depuis si longtemps ; il s’agira d’accepter d’être déstabilisé, désécurisé, pour cause d’avancées en direction de l’inconnu, et des inconnus ; ces nouveaux espaces de Dieu, où Il nous veut, afin que nous dépendions plus que jamais de Lui, pour grandir dans la foi en Lui. Ce n’est pas que ces espaces sont nouveaux pour Dieu, mais connus de Lui depuis toujours, et qu’il révèle maintenant à ses enfants.

Au fil du temps et des siècles, et notamment au début de l’ère chrétienne, en premier lieu contre celle ci, on a utilisé la crucifixion, et les lions dans les arènes, ainsi que d’autres moyens aussi “raffinés”, pour convaincre les disciples de Jésus-Christ de faire marche arrière. Bientôt, l’échec de ces méthodes fut consommé ; notamment quand l’empereur Constantin légalisa la foi chrétienne dans son empire, en 313. Notons que ce dernier, qui fit assassiner nombre de ses rivaux, parmi lesquels des membres de sa famille, semble pourtant avoir bien servi Dieu, dans les affaires de Son Royaume, puisqu’avec lui, les chrétiens poussèrent un ouf de soulagement, après plus de 250 ans de persécution.

Une question me vient à l’esprit : accepterions nous de collaborer avec un “constantin” gravement païen, quand celui ci, malgré lui, se révèlerait être capable et motivé pour faire avancer les intérêts de Dieu, qui sont de communiquer Sa Grâce ? J’entends d’ici nombre d’entre nous qui s’insurgeraient tout de suite, en dégainant la parole de Paul en 2 Corinthiens 6,14 : “ne formez pas avec les incroyants un attelage disparate…” Mais pourrions nous sérieusement tenir ce discours aux chrétiens d’Irak, qui regrettent peut-être le temps où Saddam Hussein les protégeait de leurs ennemis, tout en faisant disparaître les siens par des méthodes horribles…?

Il est donc permis de penser qu’aucun chrétien  refusa d’accueillir la politique de Constantin, sous prétexte qu’il était par ailleurs un criminel ayant même assassiné sa femme ; tout l’Eglise s’installa dans le confort de l’amitié de l’empereur, sans que personne ne s’en plaignit. L’Eglise en profita elle même pour devenir une institution qui rapidement, compta plus sur sa puissance nouvelle et rayonnante, que sur son Dieu, comme à l’origine. Ainsi sur sa lancée, elle devint sûre d’elle, orgueilleuse, agressive ; et bien vite, apparurent dans les mains de ses troupes, plus d’épées que de croix. Le paroxisme de cette voie fut peut-être atteint aux temps des Croisades, qui n’ont pas donné les résultats escomptés, et dont les musulmans se souviennent très bien…en terme de témoignage chrétien…pour communiquer la Grâce… Je parle des musulmans d’aujourd’hui, et de leurs légions d’islamistes. C’est à dire d’environ un milliard et demi de gens, toujours trop profondément habité par la blessure de cette “communication”de la Grâce. 

Le temps de la Colonisation a de plus parachevé l’oeuvre de ce type de “témoignage”; les missionnaires suivant les militaires, les épées ayant seulement laissé la place aux fusils et canons.

Face à ce témoignage chrétien qui s’est ainsi acoquiné, compromis avec le pouvoir de la force charnelle et brutale de certaines nations et leurs peuples, depuis 17 siècles ; se dresse aujourd’hui une réaction planétaire, faite de rejet violent du Dieu des chrétiens, et des chrétiens eux mêmes, ou assimilés bien sûr.

Face aux juifs en terme de reproche, nous  entendons les mots : pogroms, shoah, ghettos et cafards déïcides.

Face aux musulmans, nous entendrons : croisades, colonisations, bougnouls et sales arabes.

Face aux animistes d’Afrique et d’ailleurs, nous entendrons : sales négres, sous hommes et vrais singes.

Toutes ces fautes de comportement nous sont aujourd’hui renvoyées en pleine face ; 17 siècles d’erreurs de communication du Message, ne peuvent se digérer si vite…! Demander pardon est certes, la meilleure chose à faire, tout en sachant que ce pardon doit mûrir dans les coeurs de ceux que nous avons blessé pendant si longtemps. 

Changer de comportement sera ensuite l’autre meilleure chose à faire ; s’il est vrai qu’en tout temps, il s’est trouvé des missionnaires chrétiens répandus partout dans le monde, ayant accompli une oeuvre d’amour incommensurable, au Nom de Jésus-Christ, auprès des peuplades auxquelles ils ont donné leurs vies ; il est urgent de les imiter, dans la douceur et l’amour du Sauveur.

Le prophète Zacharie a écrit : voici que ton roi vient à toi, plein de douceur et monté sur une ânesse, sur un ânon, le petit d’une bête de somme (Zacharie 9,9). Il annonçait le Seigneur et Messie, qui a lui même cité cette parole en entrant à Jérusalem (Matthieu 21,5).

Les successeurs du Seigneur ne ce sont pas tenus dans le même registre, hélas ; et encore actuellement, s’il est réel que pour annoncer le message, on a laissé les épées, fusils et canons ; d’autres armes restent en vigueur, comme les mots qui tuent tout autant, pour caractériser trop vite n’importe qui et n’importe quoi de diablerie, d’hérésie ; quand même ce serait vrai dans la réalité ; citant la Bible au besoin et de façon sélective plus qu’objective, pour mieux justifier le propos.

De façon récurante, nous oublions que nous avons des humains en face de nous ; c’est à dire des coeurs sensibles, pas toujours prêts à entendre notre vérité, ou même La Vérité.

L’Apôtre Paul accompagné de Barnabas, arriva à Lystre, ville d’Asie mineure, en Turquie actuelle. il y guérit un impotent des deux pieds qui l’était de naissance. A cette vue, les foules prirent les deux missionnaires chrétiens pour des dieux et les appelèrent Zeus et Hermès. Le prêtre local de Zeus, vint pour leur rendre un culte et adorer ces deux hommes, qui réagirent en des termes catégoriques, pour demander aux foules de se détourner de ces vanités et se convertir au Dieu vivant et créateur de toute la terre (Actes 14,15).

Nous pouvons donc dire que Paul et Barnabas n’ont pas pris de gant pour annoncer la couleur… Mais il est aussi écrit un peu plus loin dans le même livre des Actes des Apôtres, qu’en arrivant à Athènes, ce même Paul s’y est pris cette fois ci tout autrement : voyant toutes les idoles dans la ville, cela l’irritait profondément, mais il n’en dit mot à personne ; il se contrôla et n’adressa aucun reproche à qui que ce fut. Il trouva même une statut dédiée à un dieu inconnu, dont il se servit pour suggérer aux Athéniens qu’il s’agissait de son Dieu qu’il venait leur annoncer ; les félicitant au passage d’être aussi religieux qu’ils l’étaient (Actes 17,16 à 34).

Aujourd’hui, ce type de communication de la Grâce ne se pratique pas encore réellement dans les rangs du peuple de Dieu. On ne sait pas encore être subtil et raffiné ; fins communicateurs du Message ; travaillant avec le Saint-Esprit ; pour ne pas utiliser la même méthode en toute circonstance, mais apprendre la dépendance à Lui et y rester, afin d’ajuster le comportement à chaque situation différente.

Sans casser personne, ni directement aucune croyance locale, Paul a su faire passer le Message de l’Evangile.

Qui sait faire cela aujourd’hui ??

Plus d”épée, plus de fusil, plus de canon, mais on flingue toujours…!

Certes, Jésus a flingué ; mais qui ? Les Pharisiens qui faisaient preuve de très mauvaise volonté et à ce niveau n’en était pas excusable. Jésus leur a réglé un compte en leur disant notamment qu’ils avaient pour père le diable (Jean 8,44).

Plus loin, il leur a dit : “si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché…”(Jean 9,41)

Nous, nous parlons à ceux que nous regardons comme des aveugles, et nous leur disons qu’ils sont pécheurs ; très souvent, ils ne savent ni qu’ils sont aveugles, ni qu’ils sont pécheurs.

Nous ne communiquons aucune grâce, nous cognons comme des brutes épaisses. Et Jésus, sévère avec les pharisiens, l’a t-il été avec Zachée ? Non, parce qu’il savait que ce gars était sincère et en recherche, bien que grand voleur parmi le peuple. Jésus pris l’initiative d’aller manger chez lui sans lui faire le moindre reproche ; et simplement Zachée sut ce qu’il avait à faire pour mettre sa vie en règle, et il le fit (Luc 19, 1 à 10). Voilà du travail propre, sans équivoque, sans mot malheureux, sans jugement. Le Seigneur est un artiste, Il a de la classe ; quant à nous, cessons d’être des éléphants dans un magasin de porcelaine. Chaque être humain est une créature aimée de Dieu, qu’Il veut sauver et non dégouter de Lui et des chrétiens.

Il est écrit : comment croiront-ils s’ils n’entendent pas parler de Lui ?(Romains 10,14)

Il est aussi écrit : qu’ils soient gagnés sans parole, par la conduite pure et respectueuse (du témoignant).(1 Pierre 3,1 et 2)

Il est écrit : si ton frère a péché, va reprends le.(Matthieu 18,15)

Il est même écrit : si quelqu’un voit son frère commettre un péché, qui ne mène pas à la mort, qu’il prie, et Dieu lui donnera la vie.(1 Jean 5,16)

Laissons donc le Saint-Esprit nous enseigner honnêtement sur ce que nous ne connaissions pas jusqu’à présent ; ce n’est ni par force ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Eternel des Armées (Zacharie 4,6)

Croyons nous que c’est si souvent que nous entendons un chef d’armée parler ainsi ?…

Lui le Tout Puissant, pourrait agir autrement, tant Il en a les moyens ! Mais Il y va en douceur ; d’autant plus, nous, qui ne sommes pas tout puissant, sommes nous dans l’obligation express d’en faire autant.

Ainsi, quand nous sommes avec ceux qui ne sont pas spécialement comme nous, devons nous y aller avec délicatesse, sachant que la communication du Message est d’abord l’affaire de Dieu, qui nous demande surtout d’être Témoins de Son Amour, plutôt que des professeurs qui expliquent aux autres ce qu’ils ont à faire.

Petits enfants, n’aimons pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité (1 Jean 3,18).

En conclusion mes amis lecteurs, je dirai simplement que cette “politique”de comportement s’inscrit en droite ligne dans l’esprit de l’Eglise finitive, qui veut rompre avec tout ce qui ne fut pas à l’honneur de Dieu jusqu’à présent ; qui a travaillé contre Lui, plutôt que pour Lui et avec Lui.

Combattons donc le bon combat de la foi, et que notre amour soit connu de tous ! Que par nous des foules de coeurs soient tranquillisés, et que le nom de Jésus-Christ ne soit plus sali, mais reconnu pour Vrai et Sauveur.

 Soyez bénis par cette parole sans prétention, mais sincère.

Philippe