Je peux aussi faire des visites…

En temps que pasteur et donc serviteur de Dieu, je me rends également disponible dans la mesure de mes possibilités, pour répondre à tout besoin personnel d’ordre spirituel, dans le cadre de visite à domicile, sur la Bretagne et la Basse Normandie. Je suis toutefois ouvert à toute sollicitude au delà de ce rayon, néanmoins sans promesse formelle. Pour me contacter : 0620695089 ou fremond2000@aol.com

Précisions sur les maisons qui m’accueillent et les réunions que j’y anime.

Les maisons qui me reçoivent sont des maisons amies. J’entretiens avec chacune d’elles des relations privilégiés, de coeur et d’esprit ; elles peuvent être de toute obédience chrétienne, voire philosophique. Chacune d’elle me reçoit pour j’y apporte le Nom et la Personne de Jésus Christ ; Son Ministère de Réconciliation par l’Amour du Père ; dans l’Onction du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu.

Jésus allant partout où on le priait d’aller, je vais partout ; c’est pour moi une démarche fondamentale qui ne se discute pas. Je m’efforce seulement de discerner si la maison qui m’invite peut assumer la présence de ces réunions chez elle.

Dans ces réunions, nous chantons des chants qui glorifient Dieu et encouragent tous ceux qui veulent s’approcher et marcher avec Lui. J’apporte une parole d’encouragement, d’exhortation et d’enseignement sur une base biblique. Je prie pour toute personne qui le désire ; qui désire recevoir un “encouragement prophétique”(une parole personnalisée de Dieu), une guérison pour le coeur ou le corps…

Avec les amis qui m’accueillent chez eux, nous faisons en sorte de toute personne, venant de toute provenance confessionnelle, soit à l’aise au milieu de nous… comme chez elle. Ainsi, tout chrétien de confession catholique par exemple (nombreux en Bretagne et Normandie) doit s’attendre à être accueilli comme un frère (ou une soeur)dans ces réunions.

C’est plus exactement le Seigneur qui connait Son Peuple et non qui que ce soit d’autre.

Souvent, en outre, à la fin des réunions, il y a une petite collation pour couronner le tout, et bien repartir, après un après midi ou une soirée bien pleine !

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à vous servir de l’espace commentaire.

Philippe Frémondeau

Où et quand me retrouver dans la semaine ?

-A Donville Les Bains (près de Granville 50400), le lundi soir à 20h tous les 15 jours.
Contact : Jacky et Sandrine Le Souquet 0233508548

-A Barenton 50720, le mardi à 14h tous les 15 jours.
Contact : Serge et Lydie Boullé 0233591122

-A Sommervieu (près de Bayeux 14400), le mardi à 20h30 tous les 15 jours.
Contact : Patrice et Christine Piquery 0231223876 à partir de 19h ou 0231928800

-A La Lande Patry (près de Flers 61100), le mercredi à 20h tous les 15 jours.
Contact : Patrick et Agnès Lemoine 0233964155

-A Janzé 35150 (sud de Rennes), tous les jeudis à 15h.
Contact : Annick Leroy 0299472004

-A Pludual 22290 (près de Lanvollon entre St-Brieuc et Paimpol), le mardi à 20h30 une fois par mois.
Contact : Claudine Macé-Guilloux 0296224990

-A Saint-Renan 29290 (près de Brest), le mercredi à 20h30 une fois par mois.
Contact : Marie Louise Croguennec 0298843541

-A Vire 14500, le dimanche à 15h30, une fois par mois.
Contact : Guy et Sylvie Thivant 0231697066 (renseignements aussi sur le site MATAVEL)

Où pouvez vous me retrouver le dimanche matin ?

Dans un culte de maison dès 10h, dont voici les coordonnées :

Chez Alex et Sonia Fontenelle

Le Mesnil

22350 Plumaudan

Tél. 0296861551

Depuis Dinan, prendre la direction Vannes/Lorient ; traverser une localité se nommant “Le Hinglé”, puis continuer tout droit ; environ 3kms après, sur la droite, se trouve un garage Renault ; tourner à droite immédiatement après ce garage, en direction de Plumaudan ; puis encore la prochaine à droite en direction du Mesnil ; puis à gauche toujours en direction du Mesnil ; puis après quelques maisons, devant une patte d’oie, prendre à droite, et vous y êtes, 50m après ; il s’agit une maison ancienne, sur la droite, assez haute, il y a des voitures garées devant, avec le poisson à l’arrière.

Depuis Caulnes, tourner sur la gauche, juste avant un garage Renault en direction de Plumaudan ; puis le parcours est le même que dans les explications précédentes.

Nous vous attendons dans l’affection du Seigneur Jésus !

Ces sentiers qui façonnent le randonneur…!

Je me souviens de la femme du pasteur de mon église baptiste, qui encadrait nos réunions de jeune le samedi soir… Elle nous faisait remarquer que nous chantions nos chants sans prendre garde à leurs paroles, et sans y mettre nos coeurs. Quand j’y repense, je me dis qu’ils nous manquaient un feu intérieur, et que nous n’étions que dans des habitudes. Je me souviens qu’elle m’avait demandé d’apporter une réflexion biblique, ce que j’avais donc fait sur un sujet qui me semblait claire dans les Ecritures, mais qu’elle avait contesté ensuite, selon sa propre interprétation. Cela m’avait laissé perplexe, qu’elle puisse contester ce qui était nettement écrit dans la Bible, parce que sa doctrine, à elle, lui avait enseigné le contraire… Mais cette femme aimait Dieu ; elle lui avait consacré sa vie, au point d’avoir été missionnaire en Afrique pendant 25 ans. Je pensais : que dois je croire ? Ce que je lis dans la Bible, ou ce que me dit la femme du pasteur ?… J’avais 17 ans. Cette femme était persuasive ; une mère spirituelle ; sa personnalité s’imposait à nous. Elle veillait sur nous ; nous étions une quinzaine.

Huit ou dix ans auparavant, dans cette même église, je fréquentais l’école du dimanche ; l’activité dont je me souviens le plus, est cette exercice qu’on nous faisait faire, qui consistait à ce que les enfants que nous étions, fassent la course pour trouver les références bibliques qu’on nous indiquait. J’étais parmi les meilleurs ; nous connaissions l’ordre des 66 livres ; j’étais capable de les dire depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. Je me souviens aussi que dans ma chambre, debout sur mon lit, je lisais la Bible qui était à mes pieds ; fier d’avoir d’aussi bons yeux.

Mais je me souviens aussi d’un jour où un ami d’enfance-ayant vécu avec moi toutes ces années, puis étant parti à Paris dans une autre église-me cita un verset de la Bible qui se trouve dans 2 Corinthiens 3,6 : “la lettre tue mais l’Esprit vivifie”. Dès lors, cette parole se planta à jamais en moi ; je n’en eus pas à ce point conscience sur le moment, c’est plutôt après que j’en mesurais l’impact. Elle devint pour moi une loi fondamentale de vie chrétienne.

Puis deux filles de notre groupe de jeunes visitèrent son église à Paris. Elles comptaient beaucoup parmi nous. Elles en revinrent avec un feu nouveau, et elles parlaient en langues, comme les disciples à la Pentecôte (Actes 2). Mais je les trouvais aussi dans une nouvelle attitude de supériorité envers nous autres, ce qui me laissait un peu songeur. Je devais avoir environ 19 ans. A la même époque, j’eus un différend assez rude avec un non chrétien, qui était venu s’en plaindre à mon pasteur. Celui ci me convoqua, un mardi chez lui. Me faisant part de la chose, je réagis pour lui en donner ma version des faits. Il me demanda expressément d’aller faire réparation auprès de la personne ; ce que je fis, de mauvaise grâce, mais par obéissance ; car à cette époque, on ne discutait pas devant pas l’autorité spirituelle ; ou pas longtemps. J’étais pourtant bien connu de lui comme un certain rebelle, qu’il fallait tenir à l’oeil…

Je me souviens de mes vingt ans et de mon arrivée en Guyane Française avec l’Armée ; j’étais un enfant, qui avait eu le tort de se tromper de rêve ; mon coeur saignait d’une grande déception sentimentale ; en arrivant à Cayenne, je me mis à chercher des chrétiens comme des orpailleurs cherchent de l’or…! C’est ainsi que je débarquais chez un couple de missionnaires Suisses, qui m’accueillit dans l’Amour du Seigneur ; ils furent mes premiers parents spirituels, j’ai pu pleurer sur leurs genoux ; leurs visages, leur exemple, leur souvenir sont à jamais dans mon coeur. Dans la suite, j’ai essayé de faire comme eux ; eux qui avaient la charge d’une église de 200 personnes, et 5 enfants. C’est avec eux que pour la première fois, j’entendis parler de ministère pastoral à mon propos. C’était en 1976.

Alex, mon ami, mon frère, à qui j’ai donné le ministère pastoral à Dinan ; tu naissais sur cette même terre de Guyane en ces mêmes jours…

Dieu était là, qui préparait tout ; traçant le chemin, sans que je le sache. Il faisait des choses dont l’utilité allait se révéler primordiale, entre autre, 30 ans après…

En Guyane, je me souviens d’un ami militaire, qui avait entendu pour la première fois parler de l’Evangile, et qui dès lors, se trouvait au plus mal, car il vivait des réactions intérieures incontrôlables. Il s’avéra qu’il était fortement démonisé, et qu’au travers de son expérience si douloureuse, je fus confronté à une réalité inconnue jusqu’alors : le diable, satan, et tous les esprits mauvais ; leurs ruses bien réelles et nombreuses. Mais c’est alors que je fus à nouveau au contact de ce phénomène du parler en langues, car je vis nettement son utilité puissante quant on priait pour ce garçon. J’en venais à désirer moi aussi ce don de l’Esprit, car les démons étaient comme fous et paniqués quand ils entendaient ces langues.

Je me souviens aussi à l’église de Cayenne où j’étais, d’un vieux problème de jalousie entre deux soeurs en la foi. La chose fut réglée un dimanche après midi, après que toute autre conciliation en petit comité ne régla rien. Toute l’église était réunie ; on demanda aux deux soeurs de se pardonner et de se réconcilier ; l’une accepta très volontiers, mais pas l’autre. Des sanctions furent donc prononcées envers cette dernière, qui se mis à hurler dans le temple, et qu’on dû maitriser. Mais elle respecta cette mise en discipline, et continua de fréquenter l’église. Depuis, je n’ai plus jamais revu ce type de soumission ; mais je garde pour toujours cette page de ma vie dans cette église, créole.

Je me souviens de nos premières semaines de mariage avec Annette, car nous vivions en communauté avec un couple de jeunes catholiques, qui connaissaient le Seigneur. Cela nous arrangeait bien à cause de la question financière… Mais nous ne savions pas ce qui surviendrait bien des années plus tard…

Je me souviens aussi, quand nous étions avec mon épouse, à l’école biblique et pastorale en Suisse, de ce frère étudiant comme moi ; nous parlions de certains autres, et nous les jugions sans doute un peu ; mais il me fit remarquer que “nous , nous étions des faibles qui avions besoin de beaucoup prier, tandis que d’autres, assez forts, pouvaient s’en dispenser”… A l’époque, je perçus cette parole comme étrange, mais plus tard, je la mis en rapport avec celle de Jésus dans Matthieu 5,3. Je me voyais comme pauvre, et je cherchais Dieu pour m’enrichir de Lui.

Dans ce même lieu, je me souviens aussi de cet étudiant qui n’avait pas le temps d’aller aux adieux d’un couple Angolais (qui prenait le risque de repartir dans leur pays hostile à eux), parce qu’il devait se préparer pour ses examens de grec et d’hébreu.

Je me souviens aussi de mon professeur conseil, qui en fin d’année, me faisait part de son étonnement, parce qu’il m’avait vu souvent mal à l’aise dans l’école, mais sans que je ne vienne jamais le voir… J’ai simplement pensé dans la suite, quand à mon tour je fus en responsabilité des âmes, que je devais moi, aller au devant de celles que je voyais dans la difficulté, et pas attendre qu’elles viennent.

A cette même époque, j’eus l’occasion de rencontrer hors de l’école, un petit monsieur très souriant, épanoui, et pourtant très voûté, et qui de fait ne marchait pas très facilement. Il m’introduisit avec Annette, dans des groupes de prières, où le climat était différent, libre et plein d’amour. On y parlait beaucoup du Saint-Esprit et en langues aussi ! Je me souviens que nous étions revenus en Bretagne, en 1979, habités du souvenir de ce parfum de l’Esprit que nous allions dès lors chercher dans nos contrées.

Mais je me souviens aussi de ce noël 1978, où de passage chez mes beaux parents, ma belle mère fut saisie de l’idée de nous donner 15000 francs ! Heureusement, car ni ma femme ni moi n’étions conscients que nous allions à la banqueroute financière, alors que nous avions un bébé, et un second “en route”. Mais Dieu savait cela.

Je me souviens de mon père, recevant des frères chrétiens, venus le visiter à quelques jours de sa mort (à l’âge de 75 ans, usé par les années de guerre et de travail) ; ils lui demandèrent quelle était sa dernière volonté..? Sa réponse fut : “réconciliez vous entre vous et soyez en paix”. Ils repartirent, pensant que mon père n’avait pas compris leur question… Mais je rens hommage à mon père, mort en Christ, en homme de paix.

Je me souviens de ma mère, trouvant Dieu à l’âge de vingt ans. Elle a marché avec Lui toute sa longue vie, fidèlement ; et je lui dois de connaître Jésus mon Sauveur. Je la bénis pour cette Héritage, inestimable.

Je me souviens qu’étant gamin, j’avais gravement été mordu au visage par un chien… et de mon frère, qui de colère, saisit la casserole dans laquelle il mangeait, pour le frapper de toutes ses forces… Je prie le Seigneur, de ne pas frapper ceux qui me mordent… “à coup de casserole”…!(heureusement, Il est Le Seigneur, de grâce)

Je me souviens aussi d’une soirée avec des amis Belges ; ils étaient serviteurs de Dieu et avaient un don prophétique ; ils nous avaient vu marcher le long d’un mur avec de grands sacs plastiques chargés de pierres ; et nous jetions ces sacs par dessus ce mur… Effectivement, dans les années 80, nous sommes allés plusieurs fois en Europe de l’Est, de l’autre côté du “rideau de fer”, et nous passions des quantités de bibles, que nous déposions chez des contacts secrets… dans de grands sacs poubelles de cent litres. Cela nous introduisait aussi dans cette dimension de l’Onction prophétique donnée par l’Esprit de Dieu.

Et je me souviens aussi de notre vie d’église à Dinan, qui dura 9 ans dans le même endroit, et du pasteur qui savait si bien prêcher, avec une grande ferveur ; qui maîtrisait si bien les Ecritures ! Il prêchait sans cesse sur la sainteté chrétienne ; cela nous a marqué ; nous comprenions que nous ne pouvions pas plaisanter avec cela ; notre conscience en fut exitée pour toujours. Je revois encore cet instant où dans le feu de son prêche, il bouscula et renversa la coupe de la sainte scène… sur la table de communion, sur sa bible… les pages furent trempées de vin…! Mais sans s’arrêter de prêcher (car seule la mort l’aurait stoppé), il essuya vaguement le liquide répandu et poursuivit son exercice. Cet incident n’avait aucune espèce d’importance comparable avec la parole d’exhortation qu’il donnait.

Mais je me souviens aussi que cet homme, écoutant un frère mal inspiré, et d’autres encore, me soupçonna de vouloir lui “piquer” sa place de pasteur. Ce fut un temps de souffrance pour moi, où je rentrais des cultes en pleurs et en colère ; et c’est sous cette accusation trop pesante, ayant résisté des années, que je quittais cette église. Nous étions en avril 1989. En outre, dix ans auparavant, il avait refusé de prier pour ma femme et moi, qui voulions recevoir le baptême en langues (comme les disciples à la Pentecôte).

Ce n’est que onze ans plus tard que nous l’avons reçu, dans une autre église. Mais là, le Saint-Esprit était présenté plutôt comme une puissance, alors que rapidement, l’image qu’on en eut était celle d’une personne ; la différence n’étant pas banale. Car nous ne voulions pas seulement travailler avec le Saint-Esprit, mais aussi Le chérir en nous. Je me souviens alors du décalage qui survint rapidement, et de la méfiance qui s’installa envers nous dans cette nouvelle église. C’était en 1992, et cette méfiance dure toujours… Aujourd’hui, je pense qu’il est permis d’être sur ses gardes envers quelqu’un, mais tout en évitant de le lui montrer, pour ne pas l’importuner. C’est une grâce, demandable au Seigneur.

Je me souviens aussi de l’année suivante lors d’une rencontre chrétienne d’été, quand trois pasteurs, sur trois jours de suite, ne se connaissant pas entre eux, m’ont tous dit que Dieu m’appelait ainsi qu’Annette, au ministère pastoral. L’un d’entre eux appela ses collègues pour nous oindre dans cet appel. Puis il nous dit que maintenant, il fallait obéir et “y aller”; ce que nous fîmes… au milieu de beaucoup de larmes, car les premières années furent redoutables.

Je me souviens qu’en 1994, j’avais remis le ministère pastoral que Dieu m’avait confié, sous l’autorité d’un autre pasteur qui pouvait avoir le profil d’un père spirituel. Il m’avait alors dit que quand quelque chose n’irait pas, il me le dirait franchement. Mais la suite a montré tout l’inverse, car il m’a beaucoup critiqué dans mon dos sans jamais rien me dire en face. J’en éprouvais alors une grande trahison ; j’ai dû retenir mon épouse qui voulait lui dire tout ce qu’elle avait sur son coeur à ce propos ; je préférais garder le silence vis à vis de ce frère, et convenir que moi même, je devais veiller à ne pas trahir ma parole, envers quiconque.

Finalement, je me souviens que ne sachant plus très bien sur qui compter comme partenaire dans le ministère, j’eus la pensée d’aller sur le marché de Dinan, un jeudi matin, accompagné de mon épouse et de mon fils ainé. Pendant qu’ils vaquaient à quelques achats, je sillonnais les allées de ce marché, cherchant à entendre le Seigneur ; c’est ainsi que j’étais frappé du nombre d’Anglais qui s’y trouvaient… Puis passant dans une allée entre deux exposants qui bavardaient ensemble, j’entendis l’un qui disait à l’autre : “tu as vu tous ces anglais ?” Et l’autre de lui répondre : “Oui, maintenant il va falloir faire avec…” Ces paroles tombèrent dans mes oreilles et mon esprit ; je compris clairement que le Seigneur me parlait de cette façon, pour me signifier que je travaillerai avec des Anglais, dans le ministère. Je gardai dès lors ces choses dans un coin de mon coeur, avec mon épouse.

Je me souviens que vers 1995, les relations étaient très tendues entre mon épouse et moi. Je priais alors, demandant à Dieu ce qui n’allait pas. J’eus pour toute réponse, la pensée de deux pasteurs, avec la conviction soudaine d’aller les voir afin de leur demander pardon à cause du passé. Ce que je fis le jour même. Le premier me reçut froidement, mais accepta tout de même ma démarche ; le second me reçut plus chaleureusement et même avec émotion. Chez les deux, je vins avec le coeur brisé, dans de forts sanglots, et devant toute leur famille respective, réunie à table, car c’était un dimanche midi. C’était une grande humiliation…qui déboucha sur des relations encore plus aggravées avec ces pasteurs, mais qui nettoya ma vie conjugale, et ma relation avec Dieu. Depuis longtemps d’ailleurs, je suis surpris de tous ces gens qui attendent que leur prochain vienne faire réparation auprès d’eux… En ce qui me concerne, le Saint-Esprit m’a nettement poussé à aller le faire, et non pas à attendre le contraire, c’est à dire que l’on vienne vers moi… C’est sans doute qu’à chaque conflit, j’avais tous les torts… A moins que…

Je me souviens d’une pastorale en Angleterre, où je pleurais pendant trois jours, comme pour me vider d’années de peine, accumulées profondément en moi. J’en revins changé.

Au même endroit, l’année suivante, je me souviens que quelques frères Anglais, priant pour moi, me dirent : “Philippe, avance en eaux profondes !” (parole que Jésus dit à Pierre). Pendant des années, je cherchais à comprendre ce que ça voulait dire pour moi ; jusqu’à ce que je comprenne qu’il fallait que je connaisse Dieu de plus en plus intimément ; comme un Père, un Ami tendre, un Conseiller ; quelqu’un qui souffle dans mes oreilles, et dans celles de qui j’en fais autant. Englouti dans Sa Présence.

En 1997, je me souviens d’un samedi, en Normandie, où nous étions une trentaine, tous dans le service pour Dieu. Il y avait des Anglais, et le Seigneur me rappela tout de suite ce qu’Il m’avait dit trois auparavant sur le marché de Dinan… A la fin de la journée, dans mon coeur, je priais et demandais au Seigneur de me montrer deux personnes avec lesquels il faudrait que je garde contact. Il me montra deux Anglais. L’un s’appelant Dave, et l’autre Graham. Le premier devint un ainé pour moi dans le ministère. Des grands frères, je n’en avais plus véritablement eu depuis la Guyane (21 ans de temps). L’autre, Graham, je ne l’ai jamais revu, mais Dave me fit rencontrer “le” Graham que Dieu m’avait préparer, en Angleterre ; un pasteur qui devint un ami tendre, comme je n’en avais jamais eu, et surtout pas en France. Avec eux, je fis beaucoup de route, et trouvais beaucoup de paix. Il m’apprirent à aimer les gens, et aussi les Catholiques, ainsi qu’à les regarder comme le Peuple de Dieu. A ce moment là, j’appris à ne plus choisir moi même mes amis, mais à laisser Dieu le faire ; ce qui changea tout le climat relationnel qui gravitait autour de moi.

Je me souviens de cette toute jeune fille, à qui je parlais du Seigneur, car son coeur était en détresse ; et qui me répondait “mais tout le monde se fait son dieu”. Depuis, elle a rencontré le Dieu unique, qui l’a sauvé, et elle est à son tour dans le ministère pastoral, avec son époux. Leurs visages sont ceux d’un homme et d’une femme de Dieu.

Je me souviens de nos enfants ; après le culte du dimanche, que faisaient-ils ? Le plus grand mettait en rang les plus jeunes, et il leurs prêchait le Seigneur, avec son langage d’enfant ; ils écoutaient bien sagement…! Nous, dans la cuisine à côté, on rigolait de voir cela ! Après, ils ont grandi, et fait quelques bêtises comme tous les enfants ; mais aujourd’hui, ils sont tous des chrétiens expérimentés et engagés pour Dieu ; tout n’est pas toujours facile pour eux, mais en toute épreuve, ils s’accrochent au Seigneur. Si je regarde derrière moi, avec mon épouse, je vois que grâce à Dieu, nous laissons une postérité qui Lui appartient.

Je me souviens de cette soeur qui me téléphona au printemps 2002, pour me dire qu’elle avait une maison dans le sud de la France, dans laquelle elle me voyait volontiers y prendre quelques repos d’été. Me demandant ce que j’en pensais, je lui répondis d’emblée que je m’y voyais aussi avec mon épouse !… Ainsi, depuis, chaque été, nous y allons ; et en plus il y a une piscine…! J’y “dépose” toute mon année… Dieu est bon. D’autant plus que deux ans auparavant une prophétesse nous avait prédit des vacances régulières, après bien des années sans.

Je me souviens aussi de cette vision que le Seigneur me donna dans ma chambre un certain jour : je voyais un tout petit ruisseau, et des minuscules poissons dedans ; puis plus loin un cours d’eau plus élargi ; certains de ces poissons y allaient, d’autres pas. Ils restaient dans ce minuscule courant d’eau. Plus loin encore, je voyais presque une rivière, car d’autres courant d’eaux la rejoignaient ; des poissons y allaient, d’autres pas. Ces derniers ne grandissaient pas, contrairement aux premiers ; bientôt c’était un fleuve, car de grands courants le rejoignaient ; puis la mer.

Je compris qu’il y avait ceux qui voulaient s’ouvrir à la Révélation continuelle de Dieu, et qui prospéraient ; et puis les autres, qui se satisfaisaient de ce qu’ils avaient et étaient. Je compris qu’il y avait d’autres courants de grâce que celui dont je suis originaire ; c’était ces autres bras de rivière qui rejoignaient tous le fleuve..de Dieu. Je compris que l’Eglise de Dieu, dans son intégralité, est cette mer que j’ai vu, car elle a bien cette étendue.

Jésus dit : Or je vous le déclare, plusieurs viendront de l’Orient et de l’Occident, et se mettront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le Royaume des cieux (Matthieu 8,11).

Jésus parlait-il en termes géographiques ? Ou de personnes de différentes sensibilités chrétiennes qui ont toutes une foi qui provoque son admiration ?

Ne serait-ce pas cela l’Eglise finitive, une Eglise de Foi, d’Amour et d’Espérance, sans frontière ?

Je rends grâce à Dieu pour mon parcours au fil des décennies ; je suis heureux d’être passé par tous les lieux que j’ai connu. je vais juste poursuivre cette randonnée jusqu’à son terme, puis j’irai me coucher dans le ciel, sur la poitrine de Jésus, en qui se trouve le Père.

 Philippe

Une petite promenade à la plage

En ce début de mois de mai, presque sur le week-end, ma femme et moi avions quelques heures à disposition, et nous en avons profité pour faire une petite ballade sur notre bord de mer, si sympathique d’ailleurs !

Arrivés près de la plage, nous avons trouvé un banc qui semblait nous attendre, et que nous n’avons pas fait attendre plus longtemps… C’était magnifique, avec en plus le soleil que nous avions !

Nous surplombions la plage de quelques mètres, et plus bas, devant nous sur le sable, se trouvait une huitaine de jeunes que nous avons tout de suite remarquée. Ils semblaient paisibles, assis en rond comme ils l’étaient. Une jeune fille parmi eux avait une guitare, et un cahier de chant. Les autres l’entouraient. En les regardant, et voyant que la fille allait “gratter” un air, je glissais une boutade à ma femme : “espérons qu’ils vont nous faire pleuvoir le Saint-Esprit !”

Puis les chants commencèrent, les uns après les autres… Nous tendions les oreilles ; ces jeunes chantaient avec une réelle grâce ; il se passait quelque chose… Nous entendions des paroles merveilleuses, des chants d’amour à Dieu ; un honneur à Jésus-Christ ; une invitation au réveil ; “Allez, il est temps de sortir de vos tombeaux…!” Nous écoutions tout cela, scotchés sur notre banc, espérant que ce moment dure encore… Le Saint-Esprit effectivement, pleuvait… sur nous.

Ma femme me dit que probablement ils étaient évangéliques, mais je lui répondis que non, parce que nous ne connaissions aucun de leurs chants, qui au demeurant étaient si beaux, si inspirés. Seulement à deux cent mètres de la plage, se trouve une abbaye que je connais très bien, et je pensais qu’il s’y trouvait, ce jour là, un rassemblement catholique, et probablement du Renouveau Charismatique Catholique. Ainsi, ces jeunes étaient des catholiques.

Nous avons simplement pensé en les regardant et les admirant (car ils avaient quelque chose de beau, d’admirable), que nous avions devant nous Le Peuple de Dieu. Voyant leur joie, leur feu, leur passion évidentes pour le Seigneur ; entendant leurs chants aux paroles si fortes pour Lui, nous pensions : “mais qu’avons de plus qu’eux ? Aurions nous quelque chose à leur apprendre ? Serions nous aveugles pour ne pas reconnaître qu’ils sont les enfants du Seigneur, comme nous ?”

Nous les avons applaudi depuis notre banc ; je leur ai crié : ” faites encore tomber le Saint-Esprit !” Ils nous ont remercié. Nous avons continué à les écouter encore un moment ; c’était vraiment un bel après midi…

Nous trouvions que quelque part, c’est si simple et si beau d’être des chrétiens, et de se reconnaître entre nous… enfin !

C’est là, l’Esprit qui nous fait marcher vers l’Eglise finitive.

Philippe.

Apocalypse : comprendre ce que l’Esprit dit aux Eglises.

Cet exposé est un commentaire des 3 premiers chapitres de l’Apocalypse. Mais il est utile de dire d’abord quelques mots de Jean, cet apôtre de Jésus-Christ, qui en est l’auteur. 

Il a connu Jésus pour l’avoir rejoint, suivi et s’être trouvé, lui plus qu’un autre, dans son intimité. Fidèlement présent à toutes les étapes de la mission divine de Jésus, il fut aussi et encore, témoin aux avant postes du ministère mondial du Saint-Esprit ; je parle de la Pentecôte. Il est donc un pionnier, et va très vite devenir un pilier de l’Eglise primitive de Jérusalem. Ainsi, il va connaître l’affluence de ces dizaines de milliers de Juifs qui ont cru (Actes 21,20) et devra, avec d’autres, la gérer. Il saura aussi affronter la persécution, et visiblement sans vaciller dans sa fidélité au Seigneur. C’est précisément pour raison de persécution qu’il est exilé à Patmos (nom qui signifie “mortel”), un ilot en mer d’Egée, non loin de la Turquie actuelle. Là, soudain, Jean semble être dans une nouvelle saison de sa vie ; très seul cette fois, loin de tout, et en particulier de l’Eglise.

A ce stade, il est permis de penser que rien ne manque à la formation de Jean, dans les domaines de connaître Jésus-Christ, et son Eglise.

Le début de son récit de l’Apocalypse va pourtant donner une certaine impression du contraire. Un seul chapitre, le premier, lui suffit pour décrire cette NOUVELLE REVELATION qu’il a du Sauveur (pourtant “vieille connaissance”), ainsi qu’une NOUVELLE COMPREHENSION des Eglises, de l’Eglise de Jésus-Christ (également vieille connaissance), et du monde où elle se trouve.

Au Chapitre 1,17 cette VISION NOUVELLE est si forte, qu’il en tombe aux pieds de ce Seigneur de gloire “comme mort”. Ainsi, c’est la preuve que quand Dieu se révèle tout à nouveau, on peut en tomber au sol. Quand l’esprit d’un homme est à ce point frappé, le corps aussi peut céder. Et quand le Seigneur déstabilise ainsi l’homme, Sa paix n’est jamais bien loin derrière, signalant qui Il est.

Jean voit donc la Gloire de Jésus-Christ et donne au lecteur l’impression de n’avoir rien connu de Lui malgré tout son parcours précédent. Mais il Le voit aussi au milieu de ses Eglises (1,13). Il n’est d’ailleurs pas plus prêt de l’une que d’une autre ; Il est AU MILIEU, c’est à dire à équidistance de chacune d’elles.

Est-ce bien ainsi qu’on L’a imaginé jusqu’à présent ? Ce n’est pas si sûr…

Il dit que chacune d’elles est un “chandelier d’or” (1,12). A nouveau, est-ce bien ainsi que nous voyions l’église “d’à côté”… qui n’a pas la même étiquette que la nôtre, et pas toujours la même doctrine non plus ? …Car, ce n’est jamais très recommandé, de dire autre chose que ce que dit Dieu.

L’image du chandelier signifie sans doute qu’un témoignage a été confié à chacune de ces églises, ainsi qu’une onction spécifique, en fonction de l’Appel Divin reçu.

Jean ajoute que chacune dispose aussi d’un ange (1,20) représenté par une étoile. Rappelons que Jésus est parfaitement au centre de tout cela. Et c’est ce que tout croyant doit confesser sans faiblir, et sans se laisser influencer par ce qui est visible, mais bien plutôt par ce que la Bible dit !

Est-ce bien ainsi que l’on agit ?… Car la Parole de Dieu nous invite non à regarder aux choses visibles, mais aux invisibles (1 Cor. 4,18).

Il nous est dit que ces églises sont toutes en Asie ; cela peut sembler sans importance particulière, mais quand on sait que “Asie” signifie “boueux”, il faut alors comprendre qu’il y a là aussi un message à saisir : le Peuple de Dieu est au contact de la boue du monde. Ainsi le message que l’Esprit lui adresse dans les chapîtres suivants, est de s’équiper de la meilleure paire de bottes possible ; des bottes bien étanches, pour que cette boue du monde dans laquelle il ne peut faire autrement que patauger, ne lui remonte pas le long des jambes… La finalité de ce conseil étant d’être prêt pour le Retour de Jésus-Christ. A ce propos, il est dit qu’Il revient bientôt, c’est à dire rapidement (3,11) ; il faut comprendre que dès lors que le processus de ce retour est engagé, sa vitesse d’éxécution est foudroyante.

Mais quelles sont ces 7 Eglises ?

-Ephèse (signifiant “désirable”), est une église réputée, structurée, établie, ayant fait ses preuves ; mais dont la flamme s’est assoupie, et qui semble être plus attachée à elle même, que toujours amoureuse du Seigneur. cette église pèche, et doit régler son problème, sans quoi elle perdra son onction et son élection (2,5).

-Smyrne (signifiant “myrrhe, parfum”), est une église faible, petite, “minable”, et méprisée par l’establishment religieux (des confessions historiques ?). Persécutée pendant 10 jours (courtement ?), elle va connaître le ban d’essai, le test de la fidélité à Dieu, et s’en trouver très épurée. Extérieurement, elle est sans relief, mais aux yeux de Dieu, ses gênes spirituels sont riches. Finalement, cette église va triompher.

-Pergame (signifiant “élévation, citadelle”) est une église qui se croit forte, ayant tendance à dominer les autres, d’aspects plus faibles. Son lieu de résidence est redoutable, car une souveraineté démoniaque règne à Pergame et fait l’objet d’un culte. L’Eglise de Pergame est fermement attachée à son identité en Christ, mais elle n’est pas sans avoir commis de graves injustices envers des croyants ; et elle ferme les yeux sur des pratiques de corruption (touchant à l’argent-doctrine de Balaam), et de manipulation (contrôle-doctrine des Nicolaïtes). elle est avertie que si les choses restent en l’état, le Seigneur jugera les coupables par sa Parole (2,13 à 16).

-Thyatire (signifiant “femme dominatrice”), est une église zélée, performante, passionnée, mais qui cultive un désordre grave. Elle est manipulée (non pas spécialement par des femmes), par des influences (Jézabel) qui agissent en coulisses, et influent sur ses leaders, alors tenus en otage, par le prétexte du ministère prophétique dévié du coeur de Dieu, et qui déclare “ce que Dieu dit” ; ponctuellement ; tout le monde étant prié d’y obéir, sous peine d’être taxé de désobéissance caractérisée, et de s’exposer à terme “aux jugements de Dieu”.

[C’est la culture de la confusion entre le ministère prophétique de l’Ancienne Alliance, avec celui de la Nouvelle Alliance, dans leur nature respective.Le ministère prophétique de l’Ancienne Alliance dans les églises de la Nouvelle Alliance, est reconnaissable par son radicalisme violent ; en contraste avec celui de La Nouvelle Alliance, tout aussi radical, mais dans ”l’enveloppe” de la Grâce, celle qui ne casse pas, mais qui encourage et édifie sans cesse. C’est là, la différence entre la Lettre qui tue et l’Esprit qui vivifie (2 Cor. 3,6).Avec la première, on fait des enfants (des automates, des formatés) ; avec la seconde, on fait des adultes (des gens libres et responsables).]

Le problème de ces preneurs d’otages, c’est leur fruit ; il s’appelle “inconduite” (2,20). Le Seigneur prévient que ce sont eux qui se trouveront jugés, ainsi que tous ceux qui les auront cautionnés. Il ajoute qu’il s’agit là d’une doctrine (tout un enseignement) évoluant dans les profondeurs de satan (et qui est un mensonge ayant pour but de ramener les croyants dans le salut par les oeuvres de la Loi, ceci étant une négation de la Croix de Christ, et donc du salut par la Foi en la Grâce de Dieu, manifestée en Christ).

Cette église est donc avertie de veiller jusqu’au bout à ne pas se faire voler cette Grâce qu’elle a reçu.

-Sardes (signifiant “prince de joie”), est une église qui cultive une extériorité vivante, remuante ; qui travaille une image d’elle même qu’elle est soucieuse de communiquer autour d’elle. Presque une église “people”, qui malheureusement est pauvre en intériorité authentique ; grevée par d’importants et récurants problèmes de péchés camouflés. Cette église est clairement invitée à une remise en ordre de ses rangs, car elle a perdu sa crainte (son respect profond) de Dieu, son Sauveur. Ceux qui s’y trouvent et qui ne se sont pas souillés sont tranquillisés par ce discours du Seigneur.

-Philadelphie (signifiant “amour fraternel”), est une église d’apparence insignifiante, peu remarquable, ne disposant pas de soutien humain, mais qui reçoit pourtant tous les suffrages de Dieu. Invisible “en bas”, mais aimée “d’En Haut” ; c’est son profil, parce qu’elle a gardé intacte sa passion pour la Parole de Dieu, et pour Son Nom. Elle l’a fait à travers toutes les saisons qu’elle a connu, et notamment celles de l’épreuve (elle a subi avec succès le test du ban d’essai). Certainement cette église a fait prévaloir la Vérité dans l’Amour, et l’Amour dans la Vérité. Il est évident que Dieu est fier de cette église ; Il lui dit qu’Il amènera dans l’humiliation devant elle, tous les légitimistes de la religiosité (séculière ou non), afin qu’ils reconnaissent qui est le vrai peuple de Dieu. Il lui dit enfin que puisqu’elle est demeurée dans sa Parole, elle échappera à ce temps de purgatoire (s’étant déjà purgée), que Dieu enverra sur la terre pour lui offrir une dernière chance de se repentir.

Philadelphie sera t-elle l’Eglise enlevée et épargnée de la Tribulation finale ? Voilà qui est du domaine du très possible.

Philadelphie est l’Eglise d’en bas, qui a choisi la meilleure position pour devenir l’Elue d’En Haut. Il lui est simplement et vivement conseillée de ne pas bouger de sa ligne de conduite, et c’est ainsi qu’elle sera déclarée “vainqueur et régnante”.

Ce règne, elle commence déjà à en exercer les prémices sur la terre : Apoc. 3,8 : une porte lui est ouverte sans que personne ne soit capable de lui contester cela. C’est une église d’Onction, Onction que l’oeil humain et religieux ne reconnaîtra que trop tardivement.

-Laodicée (signifiant “règne du peuple ou autorité de la voix du peuple”), est une église qui est à l’écoute de ce que dit la majorité, plutôt qu’à l’écoute de Dieu. C’est en quelque sorte une église qui fonctionne “démocratiquement”. Ainsi, elle est à l’écoute des attentes d’en bas, au lieu de celles d’En Haut. La Parole de ses rangs y est devenue prioritaire au détriment de Celle de Dieu. Ce qui Le met en colère. Cette culture convenue, du consensus recherché entre la pureté d’En Haut et la souillure d’en bas, est appelée “équilibre et modération” par les hommes ; et “tiédeur” par le Seigneur. La vocation de cette tiédeur sera d’être vomie, rejetée par Dieu. Cette église peut encore se repentir ; pour cela, elle devra redécouvrir ce qu’est l’or véritable (Apoc. 3,18).

De ces 7 Eglises, 5 sont clairement invitées à se réformer, en vue de retrouver cette passion pour La Parole de Dieu et pour Son Nom. Une autre est prévenue qu’elle va être envoyée en “stage de formation et d’approfondissement avec évaluation finale” (Smyrne). Une autre enfin, est reconnue comme formée, apte dès maintenant au couronnement final. Elle est comme cette équipe de sportifs qui a remporté un challenge mondial, et qui doit rester sur le terrain en attendant le couronnement qu’elle va recevoir, de l’Instance Céleste et Divine. Il s’agit bien sûr de Philadelphie.

Pour être plus clair encore, 5 de ces églises sont des vases qui contestent avec le Potier leur façonnage. Smyrne a accepté d’être façonné par le Potier ; elle capitule de tout coeur devant Lui, mais n’est pas encore passée sur le tour. Philadelphie y est passée, et le vase est magnifique ; il est l’Oeuvre du Potier !

Il est permis de comprendre que ce message aux 7 Eglises d’Asie, en est un pour Celle d’aujourd’hui ; un message d’avertissement, d’encouragement pour toutes ses composantes, qui toutes restent sauvables à ce jour. Mais LE DEFI pour elles sera d’accepter LA REFORME DU SAINT-ESPRIT, dans l’intégralité de son programme (le parcours de Smyrne), afin que purifiées de toutes ses tares, elles soient prêtes pour le Ciel (comme c’est le cas de Philadelphie). Ainsi Le Seigneur reviendra pour prendre Son Elue.

Dans 2 Pierre 3,12, il est écrit de “hâter” le Retour du Seigneur ; nous avons vu en quoi cela consiste.

Philadelphie est la figure de l’Eglise finitive. L’Eglise finitive sera philadelphique. Mais dans la liste d’Apoc. 3, elle est listée en avant dernière position. C’est Laodicée qui clos cette liste. Y a t-il un mystère qui soit caché là ? C’est fort probable…

Il semble bien en effet que la fin des temps verra ces deux églises dans un face à face redoutable. L’une sera l’Eglise de Dieu, l’autre celle des hommes. La première continuera jusqu’au bout à prêcher le Salut de l’homme par Dieu, tandis que l’autre sera passée au salut de l’homme par l’homme. Cette dernière gardera Le Nom et l’habillage, mais reniera ce qui en fait La Force. Elle sera APOSTATE.

Philadelphie est mentionnée en avant dernière position, car très probablement, elle sera enlevée de la terre, afin que Laodicée y soit jugée et condamnée, elle qui seule y sera restée. C’est pourquoi nous la trouvons en dernier dans le texte. Dans les Ecritures, rien n’est anodin.

Ainsi, chers lecteurs, que chacun de nous prenne ses responsabilités. Moi, je choisis d’aller habiter chez Philadelphie l’Eglise “des fous”(car Laodicée sera l’Eglise “des sages”), même si pour m’y rendre, je dois passer par le chemin de Smyrne. Ma prière, est qu’on y aille ensemble ; le voulez vous ?

Philippe.

L’Eglise finitive, quel sera son visage ?

Si l’Eglise primitive, toute fraichement descendue du ciel, à l’époque de la Pentecôte (Actes 2), et de fait, semblait être non installée sur la terre ; il pourraît bien en être de même pour l’Eglise finitive.

Celle ci devra impérativement évoquer ces vierges sages aux lampes pleines d’huile (Matt. 25), qui ne ce sont donc pas laissées détourner par aucune autre attache que la venue de cet Epoux qu’elles attendaient.

“Aucune autre attache”, qu’est ce que cela peut donc signifier ?

La réponse est : aucune installation sur la terre qui viendrait attiédir le coeur de l’Eglise qui attend l’Epoux, Jésus Le Messie.

“Aucune installation sur la terre”, cela veut-il dire de ne pas se marier, ni avoir d’enfant, ni de vie professionnelle, ni de construire une maison, ou encore un lieu de culte ? Non, bien sûr, il ne s’agit pas de cela ; mais néanmoins ces choses peuvent tout de même constituer autant de ces attaches concurrantes dont je veux parler.

Car il n’est pas faux de dire que les enfants de Dieu sont souvent dans le piège de ces attaches, qui viennent combattre celle qui doit les retenir si fermement et salutairement liés à ce Dieu, qui est leur Père.

Ainsi, l’Epouse de chair passe avant ce Père ; les enfants aussi ; sans oublier la maison, le travail, les amis, et même l’église. Par église, il faut entendre, les activités, les bâtiments, les soucis de sa présence dans le milieu environnant, de son organisation et de son contingentement, etc…

L’Eglise primitive avait les pieds suspendus dans le vide, et ainsi se cramponnait au seul filin nommé Jésus-Christ ; elle le faisait avec la force du Saint-Esprit ; et Celui qui tenait ce filin dans le ciel, se nommant Dieu le Père.

Les croyants actuels, et l’Eglise d’aujourd’hui, ont multiplié les filins. Il y a celui de l’argent ; car plus on en a plus les choses “peuvent s’arranger”. Il y a la course aux bâtiments de culte les plus beaux, car ainsi on existe, on est visible et c’est la preuve que “Dieu a béni”… qu’Il approuve, qu’Il est présent. Il y a celui des activités, et c’est ainsi qu’on se persuade d’être réveillé pour Dieu et son Royaume. Il y a celui de la famille dénominationnelle, qui donne le sentiment du nombre qui fait la force ; et tant pis pour Celle de Dieu, qui normalement, faut-il le rappeler, s’appelle la Foi en Lui. Il y a même celui de la Doctrine, “la Saine Doctrine” bien sûr ! Elle est si importante qu’elle l’est devenue plus que les Ecritures Elles mêmes… dans la poursuite de leur révélation, sous la conduite du Saint-Esprit. La preuve en est que quand on lit dans la Bible quelque chose qui ne colle pas avec notre doctrine, on passe dessus au plus vite, surtout sans creuser, au cas où se serait trop déstabilisant… pour notre si belle maison doctrinale.

Il y a aussi bien sûr celui du nombre ; la course à la croissance, qui ressemble à la vie économique, avec sa culture du résultat, où la recherche de l’avantageuse comparaison, guère éloignée d’un orgueil bien latent. A ce propos, que faut-il penser de Jonas, qui a amené 120000 âmes à se repentir, le roi de Ninive en tête, et qui l’a fait avec un état de coeur plus que douteux ? Et que faut-il penser de Jérémie, prophète comme le précédent, qui lui n’a été écouté de personne, mais dont le coeur fût d’une intégrité irréprochable ? La question est ouverte : lequel des deux avait le plus d’onction ? Et encore : lequel des deux aura été le mieux accueilli dans le ciel ? David tomba dans ce piège du nombre (1 Chron. 21) et c’est satan qui l’y poussa (verset 1)… Il y a aussi Staline qui rétorqua : le Pape !?… Combien de divisions ? L’esprit de Staline prévaut souvent dans les églises et chez leurs leaders. Cela relève d’un besoin de délivrance.

Et à propos d’onction, pourquoi les serviteurs de Dieu la recherchent t-ils quelquefois ? Toujours pour le plaisir de Dieu, ou de temps en temps aussi (et d’abord) pour la petite (et la grande) réussite de ce ministère ; “de Mon Ministère” ainsi que j’ai bien eu l’occasion de l’entendre trop souvent, comme un aveu de ce qu’il y a réellement dans les coeurs…?

Tous ces filins (et il y en a d’autres), qui sont des amarres, retenant les chrétiens à la terre, étouffant leur vision de départ prochain pour le ciel, et la préparation qui en est inérante…!!

 Il ne semblait pas que toutes ces contingences humaines et terrestres, troublaient beaucoup l’Eglise de Philadelphie (Apocalypse 3), dont le texte dit qu’elle était faible et méprisée. Cette église était-elle ailleurs, dans une autre dimension ? Il faut penser que oui. En effet, ses filins qu’elle a farouchement veillé à garder sont mentionnés dans le verset 8 : la Parole et le Nom du Seigneur. Les deux ne faisant en vérité qu’un seul.

Cette Eglise de Philadelphie est bien celle de la fin : celle qui est ATTACHEE AU CIEL comme la première, à Jérusalem.

Il s’agit d’une église attachée à la Vérité biblique, en opposition à “une doctrine maison”, construite à coup de ponctions sélectives du message biblique, et non intégrale ; conduisant ses adhérents à massérer dedans sans “se laisser distraire” hors de son cadre.

A ce propos,  et au moment de la naissance de Jésus, ne s’est-on jamais demandé ce que des mages faisaient là, devant son berceau à l’adorer ? Comment ces païens repoussants pouvaient-ils être “du décor” ? Le fait que 600 ans auparavant, Daniel avait été nommé chef de tous les sages et astrologues de Babylone (Daniel 2,48), pouvait-il doctrinalement parlant, sérieusement légitimer leur présence ? Ces gens baignaient dans la culture de leurs divinités perses ; ils en étaient des prêtres ; ils sacrifiaient à des démons ; ils étaient des astrologues, c’est à dire qu’ils observaient les astres pour y trouver des signes et messages spirituels ; des choses occultes détestées de l’Eternel (Deut. 18); ils avaient probablement une certaine culture messianique, alimentée par les déportations des Hébreux, les ayant influencés. Mais surtout, malgré leurs ténèbres, ils CHERCHAIENT DIEU, qui s’est mis à leur niveau en leur donnant l’Etoile du Roi des Juifs dans ce ciel, qu’ils affectionnaient de scruter ; et plus qu’un signe spirituel, ils y ont trouvé un signe messianique. De plus, Dieu ne leur a pas demandé de particulièrement se cultiver de l’enseignement de Moïse et des Prophètes, pour rencontrer le Messie ; et ils l’ont trouvé quand même, malgré tout ! Malgré tout, c’est à dire au milieu de leur confusion doctrinale majeure.

Compte tenu du fait qu’il ne nous est pas dit qu’après avoir VU le Seigneur, ils auraient renoncé à leur paganisme (contrairement aux gens d’Ephèse-Actes 19,19), je me demande si le parcours de ces mages, est évangéliquement très présentable ? Comment les accueillerions nous aujourd’hui, s’ils se présentaient avec un tel pédigré ? Avec l’oeil pointu du fameux discernement évangélique, que je connais personnellement que trop bien…? Cet oeil doctrinal qui sait si bien et avec de si brillants exposés théologiques, couper à la tronçonneuse tout ce qui ne cadre pas ; au risque de briser nombre de coeurs sincères, qui pourtant ne sont pas loin du Royaume… comme Jésus l’a dit de certains.

J’ai la tentation de penser que les évangéliques que nous sommes, calfeutrés derrière nos épais remparts doctrinaux, “notre patrimoine”, feraient bien de remettre notre tablier d’écolier, pour reprendre le chemin de la découverte du Dieu de la Bible, et de Son Esprit. Son Esprit, et non “Notre Saint-Esprit”. Vous comprenez ?… Dieu nous parle tellement, et confirme tellement ce que nous pensons, que nous avons forcément raison et l’autre tort…!

Mais l’Eglise de Philadelphie a dépassé ce genre de peaux de banane ; elle les connaît et sait les contourner. Pas les autres églises.

De fait, la communion fraternelle est un art cultivé chez Philadelphie. Le climat y est détendu, et son ambiance n’est pas celui d’une caserne, avec contrôle d’identité aux portes et sécurité intérieure active… Ces portes sont ouvertes (Apoc. 3,8), et personne ne semble en abuser, d’autant que chacun est animé de passion pour Dieu avec un coeur qui recherche la pureté.

Toutefois, ces gens étaient-ils sans défaut ? Non, puisqu’ils furent avertis de rester fermes (verset 11); c’était que le risque de ne pas l’être pouvait constituer parmi eux une faiblesse potentielle. Mais comme les rois mages, dans leur quête de Dieu, là où ils en étaient, ils continuaient d’avoir faim et soif de lui en toute sincérité.

L’Eglise finitive sera une troupe hétéroclite, impossible à cerner, composée de bergers venant des champs, sans avoir eu le temps de se changer… Composée aussi de rois mages, théologiquement imprésentables, mais trouvant Dieu quand même. Son organisation ne sera pas exemplaire. Son fonctionnement échappera à tout observateur/contrôleur, mais au Saint-Esprit.

L’Eglise finitive va vivre dans la paille comme Marie et Joseph se sont trouvés, au moment où Jésus est né. La paille n’est pas attachante, contrairement aux palais en tout genre. Il sera donc facile de quitter la paille, quand le Seigneur reviendra, bien plus que les palais de l’évangile existentiel et de celui de la prospérité.

Aucune hôtellerie ne voudra guère l’accueillir, bien que le parc hôtelier des églises convenues soit grand. Jésus désirera demeurer à l’intérieur de ce parc, mais ce sont les hôtels qui le composent qui n’en voudront plus.

L’Eglise finitive sera composée de gens chétifs, qui “accoucheront” néanmoins et sans prévenir, d’une Onction audacieuse, mue par l’Esprit qui n’a de cesse d’opposer ses lois à celles de la chair.

Courage faible peuple de Dieu ! Recherche l’Onction Philadelphique de l’Esprit, qui te montrera le Chemin du Ciel, par lequel Ton Frère Ainé est venu, pour annoncer à la terre le Salut de Dieu.

Lève les yeux, Il revient bientôt !

Philippe

Bonjour à tous !

Je suis le pasteur Philippe Frémondeau, de Dinan dans les Côtes d’Armor en Bretagne. Je suis l’auteur de ce blog ; il sera possible qu’une autre personne y écrive aussi ; dans ce cas son nom sera précisé.

Outre l’écriture, je sers aussi le Seigneur Jésus, en temps que membre de l’église que j’ai dirigée pendant plusieurs années, mais que j’ai maintenant confiée à quelqu’un de plus jeune que moi. J’ai 52 ans, je suis marié à Annette, qui est une femme de Dieu ; et nous avons eu 5 enfants. Maintenant nous avons même 3 petits enfants.

L’église dans laquelle je suis, m’envoie désormais dans un ministère d’itinérance, où je vais de maison en maison, y entretenir des cellules de chrétiens. C’est ainsi que je couvre la Bretagne et la Normandie, en attendant d’évoluer peut-être sur un rayon plus large. Mais actuellement  je parcours environ 60000 kms/an.

Dans les réunions que j’anime, nous entretenons partout une communion fraternelle véritable. J’y prêche bien sûr, et je prie aussi pour les personnes ; je peux prophétiser, prier pour les malades ; encourager chacun de toutes mes forces.

Ainsi, les personnes que je visite, deviennent toutes, peu à peu des amis chers. Néanmoins, nous ne nous voyons que tous les quinze jours, et pour certains qu’une fois par mois. C’est un autre rythme qu’une intense vie d’église, où l’on passe beaucoup de temps ensemble. Cela permet de moins dépendre du ministère, et finalement, plus du Seigneur. Trop de chrétiens dépendent de leur leader, au détriment du Seigneur. Quand le leader fait défaut, ils peuvent alors être désorientés.

Quand je ne suis pas là, mes frères et soeurs “lancent le filet”, et s’efforcent de travailler pour Dieu. Ils sont toujours à quelques uns ensemble dans cet ouvrage, et quand je les retrouve, ils me racontent “leur pêche”, et nous passons du temps ensemble, pour qu’ils soient renouvelés dans leur force, et poussés plus loin dans leur connaissance de Dieu. Je ne vois pratiquement personne décliner, au contraire !

Je n’exerce pas de contrôle sur eux, sauf celui qu’ils m’invitent expressément à faire. Ils ont le sentiment d’être libres, et non abandonnés ; ainsi, ils ne sont pas infantilisés, mais livrés à la croissance. Je les vois grandir, bosser pour Dieu. C’est beau ! 

J’ai donc un programme établi environ 6 mois à l’avance. Mais au delà de cela, je suis invitable dans la mesure de mon possible, et si le Seigneur m’en donne le feu vert ponctuellement. Je suis invitable dans toutes confessions, protestante, évangélique, catholique et autre. Si des musulmans m’appelaient (c’est arrivé une fois), j’irais. Jésus s’est rendu partout, et avec joie. Il s’est laissé toucher par tous, même par les prostituées. Mon adresse électronique est : fremond2000@aol.com et vous pouvez m’y joindre sans hésiter.

Il m’arrive aussi de faire des visites de personnes seules ou non, pour des entretiens et soutien spirituel. Quelquefois, je fais 5 ou 6 heures de route dans la même journée pour une seule personne. Je n’exige jamais d’indemnité ; je reçois toujours ce qu’il me faut, un mois après l’autre.

Que Dieu bénisse tous ceux qui viendront sur ce blog, et tous les autres aussi !!

Bien à vous tous,

Philippe.